Le cycliste

Un roman de Viken Berberian, traduit de l’anglais par Claro.

Dans Le cycliste, Viken Berberian nous plonge dans la tête d’un héros gourmand de la vie qui doit aller poser une bombe dans un hôtel de Beyrouth. Quelques semaines avant l’attentat, il est gravement blessé dans un accident de vélo. De son hospitalisation au jour de l’attentat, nous suivons ses pensées décousues.

L’auteur laisse la parole aux émotions de son personnage, un surprenant terroriste qui est bien loin de l’image que nous en donnent les médias. Il n’impose jamais de jugement moral.

C’est bien.

De même, il ne cède pas au spectaculaire des images d’attentats que nous connaissons.

C’est bien aussi.

Cela ne compense pas le calvaire qu’à vécu Federico en lisant ce livre indigeste. Notre pauvre lapin s’est ennuyé d’un bout à l’autre de sa lecture. Pour lui, Le cycliste s’apparente à une accumulation de métaphores culinaires et de considérations métaphysiques dans laquelle il était perpétuellement égarée. Dans cette entreprise un peu prétentieuse, le lecteur semble être le dernier souci de l’auteur.

C’est pas bien.

Viken Berberian, Le cycliste, Au Diable Vauvert, août 2012.