Sérénissime Federico

Après l’Italie en 2013, l’Angleterre en 2014, en 2015 Federico a décidé de changer de secteur et d’aller… en Italie, encore. Parce que.

Cette fois c’est vers Venise, sa lagune, ses gondoles que Federico s’est envolé. Résumé en images.

Un océan de chantilly !

Le voyage en avion ce n’est plus une nouveauté pour Federico, mais il est toujours ému par la mer de nuage qui s’étale sous ses pattes.

Comme vous le savez, Federico aime beaucoup marcher, le museau à l’affut de la moindre découverte. À Venise, la marche est moins une affaire de goût qu’une obligation. En effet, ses rues étroites et ses canaux n’ont jamais vu une roue et pour ceux que les grands trajets effraient, restent les vaporetti, les fameux bus aquatiques. Federico en a pris un pour venir de l’aéroport et il a cru qu’il allait vomir tout son foin tellement ça vous secoue.

Bateau, sur l'eau...

Un vaporetto qui passe sur le canal de la Giudecca. Il a l’air sympa comme ça, mais c’est pour mieux vous attirer à lui et vous secouer dans tous les sens.

Hormis ces quelques émotions maritimes, Federico a donc beaucoup marché et ce dans un tel dédale de rues que notre ami lapin serait bien incapable de vous donner son itinéraire exact. Bon prince, il vous a quand même concocté un petit plan avec des carottes pour indiquer les quartiers dans lesquels il est allé promener son pompon. (Ce n’est pas lui qui a pris la photo, merci l’Internet)

venise_sat2

Vu d’en haut, Venise ressemble à un gros poisson qui flotte. Donc… c’est un poisson MORT ! Mouhahaha !

Voici donc le récit palpitant des trois jours que Federico a passé à Venise (techniquement, il est arrivé le 15 mars et reparti le 19 mars mais c’était à des heures tellement indues que ça ne compte pas !). En bonus, vous pouvez aller constater son immense photogénéitude dans les albums photos qu’il a concocté rien que pour vos yeux en cliquant sur les portraits de votre chroniqueur aux longues oreilles.

Jour 1 : la pluie, c’est humide.

À Venise, quand il pleut, l’ambiance n’est pas vraiment tropicale. Federico a donc pris son parapluie et fait pousser sa fourrure pour affronter ce temps bien maussade. Installé dans le quartier de San Marco, près du mythique pont du Rialto, c’est dans ces parages que Federico a fait ses premiers pas vénitiens. Malgré le temps pourri, la vue du grand canal a été un choc visuel et émotionnel pour notre ami lapin, qui a passé les jours suivants à s’émerveiller à chaque coin de canal et devant chaque maison décrépite. Venise c’est beau tout le temps. À tel point que c’en est parfois épuisant !

Après une visite au marché pour acheter des carottes, Federico s’en est allé se promener dans le quartier de San Polo. Il en a profité pour faire la connaissance d’une charmante dame, fabricante de masques traditionnels en papier mâché, dans son atelier L’Arlecchino.  Puisqu’il est en mode Routard, notre ami lapin en profite pour vous donner le seul conseil culinaire de l’article. Si un jour vous allez à Venise, rendez-vous à l’osteria Al Sacro e Profano où il s’est régalé ce midi-là de divins cicchetti et de polenta. En quête d’émotions religieuses et picturales (et d’un abri), Federico a visité la basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari et la Scuola Grande di San Giovan Evangelista. Ces deux lieux impressionnants de grandiloquence ne resteront pas gravés dans la mémoire de notre voyageur aux longues oreilles (et en plus il y faisait froid), même si la possibilité d’admirer le riche plafond de la Scuola grâce à des miroirs était plutôt chouette.

Jour 2 : à la découverte du Dorsoduro

miniature2Ce jour-là, le parapluie est resté à la maison. Le ciel était bas et gris mais Federico n’en avait cure : il ne pleuvait pas ! Après un détour par le marché aux poissons, notre ami lapin s’en est allé vers le sud de la ville, direction le quatrier de Dorsoduro, en passant par San Marco. Encore une belle promenade ponctuée par la visite du musée la Galleria dell’Accademia et un concert d’orgue tout naze dans une basilique au nom grand comme le bras : Santa Maria della Salute. La ville s’est dévoilée un peu plus : d’émerveillement en éblouissements, Federico laisse la parole aux photos, plus nombreuses que la veille.

Jour 3 : une place (San Marco) au soleil

miniature 3Pour ce dernier jour et par un soleil radieux, Federico est parti de bon matin visiter la place San Marco. Au menu : le Campanile, le palais des Doges et la basilique. Alors que la place en elle-même, un peu trop sérieuse et symétrique n’a pas séduit pas notre ami lapin, les trésors qu’elle recèle l’ont faire rêver. Depuis le campanile, la ville s’étale dans toute sa beauté, baignée de soleil. Après une bonne partie de la journée à se promener parmi tant de merveilles, Federico s’est enfoncé au cœur du quartier San Marco pour visiter l’un des joyaux de la ville : le théâtre La Fenice, véritable bijoux rococo, reconstitué incendie après incendie dans toute la splendeur de ses débuts. Cette journée a été un véritable voyage dans le temps ! Notre ami lapin est retourné flâner aux alentours de la place San Marco jusqu’au coucher du soleil.

Le retour

Jeudi matin, 6 h 00, Federico s’est réveillé tout tristounet : il fallait reprendre l’avion et rentrer à la maison. Dire au revoir à cette somptueuse et mystérieuse ville. Heureusement, la vue depuis les hauteurs a consolé notre ami lapin :

IMGP2338

Ooooh, les glorieuses montagnes que voilà !

Ainsi se clôt l’album de vacances de Federico. En rentrant chez lui, notre lapin dépaysé a retrouvé ses livres et vous dit à bientôt pour de nouvelles critiques bien assaisonnées !

Ciao !

Mort à la Fenice

Un roman de Donna Leon, traduit de l’anglais par William Olivier Desmond.

3 carottes

Federico repart bientôt à l’aventure : dans quelques jours notre ami lapin s’envole pour Venise. Avant de partir, il s’était promis qu’il apprendrait l’italien et dévorerait tous les guides de la ville (en papier les guides, Federico est végétarien, on vous le rappelle). Malheureusement, votre chroniqueur préféré est un adepte de la procrastination et pour l’instant il est un peu à la traine sur son programme.

©PointsMais il reste la littérature ! Lors de ses dernières vacances (oui, Federico aussi prend des vacances), notre ami lapin s’est plongé dans la lecture de la première enquête du commissaire Brunetti au cœur de Venise.

Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans un des lieux les plus emblématiques de la cité : la Fenice, magnifique opéra que Federico a hâte de voir de ses propres yeux. L’enquête tourne autour d’un chef d’orchestre retrouvé empoisonné au cyanure dans sa loge entre deux actes. Avec une liste de suspects longue comme le bras et beaucoup de secrets bien enfouis, le commissaire Brunetti a du pain sur la planche. En bonne chochotte, Federico a apprécié l’absence de scènes qui font peur, de cadavres biens crades et de psychopathes bien sadiques. L’enquête ne vous cloue pas à votre fauteuil et n’impose pas son épuisant suspens. Dans ce roman, il est plus question de mœurs, de vieilles rancunes et d’amours empoisonnés, le tout dans un milieu du spectacle propice aux mesquineries et autres coups bas.

Les personnages des différents suspects sont très biens construits et l’investigation, agréable à suivre. Mais c’est le commissaire Brunetti que Federico a le plus aimé, c’est normal c’est lui le héros. Cet homme très attachant apporte une agréable touche d’humour au roman. On suit avec délice ce vénitien pur canal (il n’y a pas trop de souches à Venise) dans les méandres de la ville encore épargnée par les touristes.

Si vous avez envie d’une petite visite guidée de la Sérénissime et d’un polar pépère à lire dans le train, pensez à Dona Leon !

Donna Leon, trad. William Olivier Desmond, Mort à La Fenice, Points, juin 2014 (première parution aux États-Unis en 1992), 283 p.