Une saison à Longbourn

Un roman de Jo Baker, traduit de l’anglais par Sophie Hanna.

noté 3 sur 4

Si vous êtes un fidèle lecteur de ce blog, vous n’êtes pas sans ignorer la passion de Federico pour l’univers de Jane Austen. Si vous ne le saviez pas, faite pénitence quelques instants et revenez lire cet article pour vous rattraper.

Au risque de répéter ce qu’il disait ici, notre ami lapin se doit d’aborder la profusion d’œuvres inspirées des personnages de l’auteure britannique, en particulier ces dernières années. Le filon Orgueil et préjugés est bien sûr le plus prolifique. Grâce à cette littérature bien souvent du niveau des Harlequins, nous savons enfin ce à quoi pense Mr Darcy le matin en se rasant. Federico s’est tenu loin de ces livres parce qu’il n’avait pas forcément envie d’en savoir plus que ce que Jane Austen avait bien voulu nous livrer.

Pourtant, notre ami lapin s’est dépouillé de ses préjugés (héhéhé) quand l’auteure Jo Baker l’a invité à entrer dans la maison de la famille Bennett par la petite porte. Ou plutôt, devrait-on dire, par la porte de service. Car c’est aux domestiques de Longbourn que l’auteure consacre son roman, tandis qu’ils étaient réduits à quantité négligeable dans les livres de Jane Austen. En effet, il n’y a que dans la série Downton Abbey (sur laquelle vous devriez vous précipiter si ce n’est pas encore fait) que les maîtres se montrent attentionnés avec leurs domestiques. Dans la grande majorité des maisons, ces derniers faisaient partie du décor et on leur adressait la parole pour leur donner des consignes ou pour s’épancher quand personne d’autre dans la famille ne voulait vous écouter. Il n’a certainement jamais effleuré Jane Austen que les domestiques pouvaient être des héros comme les autres. Ils ne faisaient pas parti de son univers un point c’est tout.

Nous faisons donc connaissance de Sarah, Polly, Mr et Mrs Hill, les dévoués domestiques de la maison de Longbourn. Pour ces deux derniers, ce dévouement s’est traduit par une vie de dur labeur à peine remerciée et le sacrifice de bien des rêves. Sarah est jeune, têtue et accepte difficilement la vie qui l’attend au service des autres. Elle veut pouvoir aller où bon lui semble, aimer qui elle veut et ne pas avoir à subir les humeurs de ses maîtres. Bref, avoir sa vie à elle et non pas vivre par procuration celle des autres. L’arrivée d’un nouveau domestique dans la maisonnée et la réouverture de Netherfield à l’arrivée de Mr Bingley et sa clique vont lui donner l’occasion de donner un nouveau tournant à sa vie. En voyant Sarah évoluer et s’affirmer, Federico n’a pas pu s’empêcher de penser à Margaret Hale ou à Jane Eyre, ses héroïnes adorées. Même si elle est au centre du roman, les autres domestiques ne sont pas en reste et portent avec eux un joli lot de secrets et de projets, que l’auteure révèle toujours au moment le plus opportun.

©StockEn plus de nous faire découvrir les coulisses de Longbourn, Jo Baker vient en gratter le vernis à la ponceuse. Son roman commence avec une scène très forte, aussi éprouvante pour le lecteur que pour l’héroïne (les engelures en moins). On y assiste à la corvée de lessive hebdomadaire. Levée avant tout le monde, Sarah, doit aller plonger ses mains abîmées par le labeur dans l’eau glaciale qu’elle va mettre à bouillir pour nettoyer les vêtements de ses maîtres. D’entrée de jeu, les belles et spirituelles filles Bennett sont éjectées de leur piédestal : Sarah peste contre les jupons boueux d’Elizabeth avant de soupirer de dégoût face aux protections périodiques des filles. Régulièrement, au cours du livre, Federico, médusé, a assisté à des scènes qui remettent les héroïnes de Jane Austen à leur place dans l’univers. Il est clair que l’intention de l’auteure n’est pas de dénigrer les Bennett et leur entourage, non, elle est bien trop humble dans son écriture pour cela. Mais ses impertinences extrêmement bien placées ont fait réaliser à quel point le quotidien de filles comme Elizabeth et Jane était vain : être jolies, lire, envoyer des piques à Mr Darcy et marcher sur la lande. Tout cela est tellement simple quand on n’a pas à se soucier de faire la lessive, d’épousseter les étagères pleines de livres ou même de préparer le repas. Il est difficile de croire que Mr Darcy aurait été sujet à tant de sentiments impérieux s’il avait vu Elizabeth les mains dans l’eau de vaisselle.

La réaction de notre ami lapin peut sembler excessive mais ce roman a radicalement changé son regard sur l’œuvre de Jane Austen. Il est probable qu’il ne pourra plus lire les romans ou voir les adaptations sans penser au fossé entre les classes qu’on voit et celles qui sont dans l’ombre.

Laissons cet aspect de côté pour revenir sur le plaisir immense qu’a été la lecture d’Une Saison à Longbourn. L’auteure rend un hommage très subtil mais aussi plein de culot à Orgueil et Préjugés. Elle y insère avec une facilité déconcertante l’histoire des domestiques. Les évènements qui rythment la vie des Bennett sont présents en toile de fond mais c’est l’office qui est mis en lumière. La chronique de la vie dans cet univers a passionné notre ami lapin, et, grâce au talent de Jo Baker qui a su donner une véritable indépendance à son récit, pourra parler aux néophytes qui n’ont pas lu le roman de Jane Austen et qui se demandent quand Federico arrêtera d’en parler. Jamais !

Jo Baker, Une Saison à Longbourn, Stock, avril 2014, 393 pages.

Des Portraits de Jane Austen

Il y a quelques temps, Federico a consacré un marathon critique à Jane Austen, , ici, re-là, re-re-là, re-ici, ici également, là enfin.

À diverses reprises, au cours de ses lectures, notre ami lapin a ressenti une étrange proximité avec l’auteur, comme si elle se tenait à quelques mètres de lui et non pas morte et enterrée depuis deux siècles. Cette sensation est d’autant plus incongrue qu’on ignore presque tout de la femme que Jane Austen a été et à peine plus de l’auteur. Seules quelques lettres ayant survécu à la censure de sa sœur Cassandra et d’autres conservées par ses neveux et nièces nous sont parvenues. À partir de ce peu, auteurs et réalisateurs ont tenté de dresser le portrait de cette femme si mystérieusement actuelle. Parmi toutes les bio-pics/-graphies, Federico en a vues/lues trois et va vous dire ce qu’il en a pensé.

Becoming Jane

©Miramax Films

« Lâchez ma main Miss Austen, vous m’écrasez les doigts ! »

Notre ami lapin n’a jamais vraiment eu envie de commenter ce film, mais l’occasion faisant le larron, il va tout de même aller puiser dans ses souvenirs pour vous en parler. Becoming Jane imagine l’histoire d’amour passionnelle entre la jeune Jane Austen et un certain Tom Lefroy, qui se serait terminée dans une fugue avortée et aurait servi d’inspiration pour le reste de son œuvre. Si on fait abstraction des personnages auquel le script s’attaque, le film est très agréable à regarder, bien écrit, bien interprété et on vibre pendant 2 heures au son de la passion qui étreint les deux protagonistes (oui, une passion qui étreint, ça fait du bruit). Mais voilà, pour Federico, le mot passion ne colle pas avec l’idée qu’il a de l’auteur : une femme mesurée qui se moque à plusieurs reprise dans son œuvre des impulsions amoureuses, leur préférant de loin la stabilité d’un mariage réfléchi. On peut certes penser que cette vision du monde peut lui être venue suite à une grosse casserole sentimentale de ce genre. Pourquoi pas. De toutes façons, Federico n’est pas plus capable qu’un autre de remplir les vides béants dans la biographie de Jane Austen. Le film n’a pas cette prétention non plus. Il cherche juste à apporter une réponse adaptée au public actuel à la question suivante : comment une femme restée célibataire toute sa vie a-t-elle pu dessiner un portrait aussi juste de la vie amoureuse de ses contemporains ? Becoming Jane propose l’expérience de terrain comme hypothèse, Federico préfère y voir la manifestation d’un grand talent d’observation.

Miss Austen regrets

©BBC

Jane Austen a l’air un peu triste mais sa sœur Cassandra n’en a rien à cirer, elle préfère rire avec les feuilles de l’arbre.

Beaucoup moins fougueux que Becoming Jane, ce téléfilm se concentre sur les dernières années de la vie de l’auteur et met l’accent sur sa notoriété d’écrivain et son rôle de tante, qu’elle prenait très au sérieux. Le téléfilm montre une Jane Austen ouvertement anti-conformiste et un brin égoïste. Ici le grand pari du scénario est de suggérer que l’auteur aurait regretté de ne pas s’être mariée. Encore une fois, rien dans les documents qui nous sont parvenus ne permet d’avancer une telle chose, mais on se doute bien que de telles confessions auraient été évidemment détruite par sa sœur Cassandra. Malgré cette réserve, Federico a été très ému par ce portrait de Jane Austen, Olivia Williams est très convaincante quand il s’agit de montrer la sensibilité de son personnage. Comme on s’en doute, la fin requiert un usage assez important de mouchoirs en papier. Notre ami lapin a par ailleurs remarqué que, comme dans Becoming Jane, la mère de l’auteur (qui a fini sa vie de façon très modeste auprès de ses deux filles célibataires) lui en veut beaucoup d’avoir refuser d’épouser un très bon parti qui lui aurait assuré l’aisance financière ainsi qu’à ses proches. On retrouve ici le trait de caractère principal des mères présentes dans les romans de Jane Austen : l’obsession du mariage avantageux. Dans les deux cas, les films oublient que les frères de l’auteur ont plutôt bien réussi et ont toujours veillé à ce que Mrs Austen, Jane et Cassandra ne manquent de rien.

Un portrait de Jane Austen

©PayotAllez, on quitte les écrans et on revient au papier. Bienvenue dans le monde tout bisounoursé de David Cecil, universitaire anglais spécialiste de l’auteur. Pour caricaturer son propos, Jane Austen était un génie, belle, intelligente, drôle, sa famille était trop géniale, qu’est-ce qu’on se marre et dans la maison il y avait des papillons partout. Ouiiiiii !! (couinement extatique)

Bon, d’accord, Federico exagère un peu. Mais l’impression qu’il a eu en lisant ce livre est que l’admiration débordante de l’auteur pour son sujet… déborde un peu trop. Cet enthousiasme mis à part, le biographe se montre honnête et avoue beaucoup spéculer sur ce qui s’est passé entre les lettres qu’il cite. Ces dernières sont très intéressantes à lire. On y découvre une Jane très différente de la jeune femme passionnée de Becoming Jane :l’auteur ne cherche pas l’histoire d’amour planquée sous le tapis et au contraire nous montre une femme très à l’aise dans son rôle d’observatrice et comblée d’amour par sa famille (attention, lâcher de colombes dans 3, 2, 1…). Ce qui a le plus intéressé Federico dans ce portrait, c’est la présentation du milieu et de l’époque dans laquelle Jane Austen a vécu et dont elle a tiré le matériau de ses livres. Il s’avère que l’auteur était totalement en phase avec son environnement social et cela rend d’autant plus épatante sa capacité à nous parler avec cette voix intemporelle. N’étant pas un amateur de biographies, Federico a trouvé la lecture de ce livre très plaisante, son style le faisant presque passer pour un roman.

Finalement, Jane Austen peut rester tranquille, son aura de mystère n’est pas près de s’envoler. Un voyage en DeLorean s’impose aux plus curieux !

Becoming Jane, réalisé parJulian Jarrold, 2007

Miss Austen Regrets, réalisé par Jeremy Lovering, 2008

Un portrait de Jane Austen, David Cecil, traduit par Virginie Buhl, Payot, octobre 2013, 300 p.

Jane Austen – Jour 3 : Orgueil et Préjugés

©Penguin

Orgueil et Préjugés (1813)

C’est l’histoire d’Elizabeth Bennett qui… Non mais attendez une minute, vous n’allez pas me dire que vous ne savez pas de quoi parle ce livre ?!

Quand on vit dans un monde équipé de bibliothèques et de télévisions, il est difficile, même pour un lapin, de ne pas connaître l’intrigue d’Orgueil et Préjugés. La question qui domine cette lecture est la suivante : comment peut-on à ce point connaître une histoire et pourtant plonger dedans sans pouvoir en sortir ? Federico a dévoré Orgueil et Préjugés en deux jours, tremblant comme un débile dans les nœuds d’une intrigue qui n’était pas sensée le surprendre. Le style de Jane Austen allie légèreté de ton et richesse des détails, ce qui donne au lecteur l’envie d’en savoir toujours plus, y compris ce qu’il sait déjà. À l’instar d’EmmaOrgueil et Préjugés est un passeport vers une époque que Jane Austen dissèque avec lucidité et humour. L’auteur ne se laisse jamais aller à des effusions de romantisme, elle choisit la sobriété et la simplicité. C’est en faisant parler les cœurs de ses héros avec grâce et intelligence qu’elle a fait rêver notre ami lapin… sans oublier de rappeler qu’un mariage d’amour c’est bien, mais qu’un mariage d’amour avec un homme riche, c’est mieux.

À demain !

Marathon critique spécial Jane Austen – Jour 1

Si Jane Austen était née en 1940, elle serait aujourd’hui giga riche. En effet, en cumulant les ventes de ses livres et ce à quoi elle pourrait prétendre sur la montagne de téléfilms, de films et de livres qui sont issus de ses romans, ça ferait un sacré paquet de piécettes ! Voyez plutôt ces deux listes répertoriant (en VO) les films et téléfilms qui adaptent son œuvre ainsi que les livres qui s’en inspirent.

Fichtre, ça en fait !

Pour Federico, ce phénomène étourdissant (à vous en donner la nausée, à force) est comparable aux réussites de Walt Disney et de Georges Lucas, qui ont transformé le fruit de leur imagination en usine à dollars. Il suffit de mettre des oreilles de Mickey à Mr Darcy, et le tour est joué !

©penguinLe seul souci c’est que Jane Austen est née en 1775, a vécu modestement et est décédée en 1817. À cette époque la BBC n’existait pas et les éditions Milady non plus. Jane Austen a porté sur son époque un regard d’une acuité incroyable. Son humour et son honnêteté donnent à ses textes une modernité qui n’a pas pris une ride en deux siècles. Que penserait-elle de cette marée qui, depuis 20 ans, risque de noyer ses œuvres ? Il y a du très bon dans les adaptation (sainte BBC, priez pour nous ! Merci à Joe Wright également), des idées amusantes (Bridget Jones, Lost in Austen et le très connecté Lizzie Bennet Diaries, entre autres), et des hommages inspirés, mais aussi pas mal de trucs flippants. Pour éviter de se perdre dans cette bouillie, revenons aux fondamentaux : les six romans qui l’ont fait passer à la postérité.

En 2011, Federico vous avait fait partager sa lecture de Lady Susan, considéré – et c’est bien dommage – comme faisant partie de ses romans « mineurs ». Notre ami lapin a choisi de consacrer un marathon critique aux romans dits « majeurs » et de les évoquer dans l’ordre où il les a lus. Il prend le parti de recopier les pages de son carnet de lecture qui sont consacrées aux livres de Jane Austen. Chacune des critiques – volontairement courte – contient donc beaucoup d’émotions toutes fraîches et d’opinions spontanées, en lieu et place d’analyses influencées par des jugements extérieurs. Les puristes trouveront certainement cela un peu léger, mais espérons que cette semaine consacrée à la mythique auteur anglaise donnera envie aux néophytes de se plonger dans son œuvre passionnante.

À demain !

Halte aux orgueilleux et aux jugements hâtifs

Le concept marketing utilisé pour la promotion du film ferait davantage fuir les lapins que les ameuter.
– Une affiche romantico-romantique sur fond d’un ciel pastel traversé par les rayons caressant du soleil qui pointe après la pluie de cette fin d’après-midi. Une petite brise soulève les mèches folles d’une jeune bourgeoise rebelle et sensuelle alors qu’un aristocrate énamouré au regard langoureux souffre de ne pouvoir l’atteindre…
– Une bande annonce longue, longue, qui montre tout, mais qui montre mal.
– Un synopsis de quatrième de couverture de DVD très étrange qui semble présenter un tout autre film.
– Enfin, si on en a l’opportunité, on essaie d’échapper à une VF stridente qui massacre le jeu des acteurs (l’abolition des doublages français, une des grandes luttes qui tiennent chères au cœur de notre lapin) et n’arrange donc pas l’exportation française du film.

Vu comme ça, ça ne donne pas envie. Mais, passé outre ses obstacles, la surprise est inattendue puisque le film évite les pièges annoncés par sa communication. Il évite les libertés hollywoodiennes et autres dangers de l’appropriation d’un scénario sans défauts pour plaire à un public américano-entertainement.

Federico a lu l’œuvre de Jane Austen. Il a apprécié l’examen précis, juste et concis, de la confection des liens entre personnes, au delà de la fierté et des préjugés, un véritable travail minutieux qui demande du temps et de la finesse à l’heure des codes de la noblesse anglaise du XVIIIe siècle. Federico aime beaucoup cette histoire qui en a inspiré beaucoup.

Notre imaginaire de l’œuvre, construit lors de notre lecture, n’est pas bafoué, spolié, ni bazardé à grand coup d’adaptation mercantile. Les acteurs ne collent pas leur faciès sur les personnages, qu’ils incarnent véritablement. On ne nous imposent rien. On accroche.
Parce qu’on sait ou devine les retors et l’évolution de leurs sentiments, on tremble avec Elizabeth, Jane et William, et même si on connait la suite, les répliques et les regards sont délectables.
L’ambiance tremblante, feutrée, contenue (et angoissante) des salons anglais est retranscrite fidèlement avec parfois plus de panache que dans le livre.

Niveau casting, Keira Knightley s’en sort pas mal. Matthew MacFadyen est un William Darcy parfait. Wickham (Rupert Friend) est vraiment moche, on ne le voit pas beaucoup comparé au livre, et c’est tant mieux. Judi Dench, Donald Sutherland, Tom Hollander, Jena Malone, Rosamund Pike, Kelly Reilly, Simon Woods, portent comme il faut le rôle qui leur a été confié.

Si vous êtes curieux, Youtube ou les bonus du DVD vous propose une fin alternative : Elizabeth Bennet et William Darcy sont amoureux, se disent des débilités et se font un bisou. Heureusement qu’elle est là cette scène, sinon on n’aurait pas compris le happy end. Totalement inutile, ou comment gâcher un film avec une scène spéciale-dédicace aux américains et à leur besoin de voyeurisme et de pré-maché.

Excepté cette scène vulgaire et outrageante pour la mémoire de Jane Austen , Federico a été surpris par sa non-déception : la prochaine fois, il se méfiera avant d’écouter son orgueil et de croire ses préjugés !

Pride and Prejudice, Joe Wright, 2005