les grabouilleurs favoris de Federico : Sebastian Meschenmoser

Sebastian Meschenmoser peut faire son crâneur : il rejoint la glorieuse liste des grabouilleurs qui régalent les mirettes de notre ami lapin. Ce jeune allemand est un artiste bourré de talent (voir ses œuvres ici, si vous maîtrisez la langue de Goethe) qui a eu la bonne idée d’en faire profiter les enfants. Cela a donc permis à son travail de traverser le Rhin et d’arriver dans les étagères des libraires français.

Chronologiquement, la première rencontre de Federico avec Sebastian Meschenmoser a eu lieu grâce aux éditions Plume de Carotte et à la Leçon de vol, chroniquée ici. Mais le vrai coup de foudre a frappé Federico il y a quelques semaines alors qu’il feuilletait L’écureuil et l’étrange visiteur. Notre ami lapin a fondu devant les grabouillages vifs et décomplexés de cet excellent album. Il s’est donc précipité sur les autres aventures de cet écureuil.

Quand on regarde le dessin de très près, on se dit que « ce grabouilleur fait n’importe quoi ! » mais l’ensemble est impressionnant de précision et de détails. Ce sont les expressions des personnages qui sont les plus réussies. Peur, surprise, amour, etc : en quelques coup de crayons de couleur, Sebastian Meschenmoser fait naître des scènes très vivantes. Dans ses dessins perce parfois une pointe de mélancolie, mais l’humour est là pour redonner une tendre légèreté à l’ensemble. Quand il enfile sa casquette d’auteur, le résultat est tout aussi poétique et drôle. Dans tous les cas, Federico rigole bien et c’est pour cela qu’il vous ordonne d’aller lire sur le champ TOUS les livres de Sebastian Meschenmoser. Vous n’aurez aucune excuse : il n’y en a que sept publiés en France.

Récapitulation :

Leçon de vol, Plume de Carotte, 2010.

Où comment un homme essaie d’aider son ami le pingouin à voler.

Les trois vœux de Molosse, Minédition, 2010.

La laine magique de Molosse, Minédition, 2011.

Molosse, sa vie, son œuvre. Pas les albums préférés de Federico, mais inutile de vous défiler pour autant.

L’écureuil et la lune, Minédition, 2008.

L’écureuil et le printemps, Minédition, 2010

L’écureuil et la première neige, Minédition, 2009

L’écureuil et l’étrange visiteur, Minédition, 2012

Dans la forêt, vivent l’écureuil et ses amis. Le moindre changement dans leurs habitudes constitue un bouleversement sans précédent. Heureusement, l’écureuil a toujours une solution (absurde) pour remédier à cela. C’est drôle, c’est original, c’est plein de références, c’est génial !

Fuck Yeah, Movie Posters !

Vous aimez le cinéma ?

Vous aimez les belles images ?

Vous n’avez pas le temps de lire ?

Vous avez une folle envie de digresser ?

Si oui, alors Federico a trouvé un site pour vous : Fuck Yeah, Movie Posters !

Derrière cette appellation fort barbare (on se sent quand même un peu agressé) se cache une suite d’affiches de films divers et variés, dans leur version d’origine ou plus souvent revues et corrigées par des créateurs inspirés. Quelques exemples ci-dessous :

Voilà, à présent vous pouvez abandonner définitivement toutes les choses importantes et urgentes que vous étiez en train de faire !

Les grabouilleurs favoris de Federico : Léo Timmers

Cet été Federico aimerait vous faire découvrir des gens qui grabouillent (équivalent du mot « illustrent » chez les lapins) ses histoires préférées. Comme il est en vacances, notre ami lapin n’a pas envie de vous expliquer ses choix, ses goûts, ses passions, sa vie… Au menu de cet article flemmard en plusieurs tomes : des biographies, des bibliographies, des liens et des livres qui ont fait faire des boums au cœur du rongeur.

Neumbeur oane : Léo Timmers

Grabouilleur et scribouilleur (ce veut dire qu’il écrit aussi les histoires) belge fabriqué en 1970 qui réjouit notre lapin avec des dessins haut en couleurs et en relief. Ses personnages ont une bouille qui ne laisse pas indifférent ! En France ce sont les éditions Milan et Magnard qui se partagent sa production, avec un net avantage à la première maison. Cliquez ici pour consulter sa bibliographie chez Milan. Ne cliquez nulle part pour accéder à celle de Magnard, rien à tirer du site de l’éditeur. Pff, il faut tout faire soi même. Donc, voici les trois ouvrages édités chez Magnard : Et si j’étais…, paru en 2000 ; Le pinceau d’or, écrit en 1999 par Daan Cupers et sur lequel il est difficile d’obtenir des informations ; le dernier, Dix petits cochons est paru la même année.

À présent, gros plan sur un l’album qui a marqué la tardive rencontre entre Léo Timmers et Federico : Je veux qu’on m’aime.

Voici l’irrésistible histoire d’un corbeau mal aimé qui tente de se faire accepter d’un groupe de colorés petits oiseaux en se peignant de toutes les couleurs. C’est l’échec. Quoique… Pas totalement.

Moralité, rien de mieux pour être aimé que de rester soi même. Plus facile à dire qu’à faire mais quand Federico lit cet album il y croit. Les oiseaux sont extrêmement expressifs : ils émeuvent, font rire. Comment ne pas craquer ? Federico veut élever ce court album au panthéon des historiettes les plus efficaces à apporter des couleurs dans l’esprit d’un lapin.

Je veux qu’on m’aime, Milan Jeunesse, septembre 2009, 24 p., 10,90 €

À suivre…