Federico à Saint-Malo

Si vous vous êtes baladés dans la cité corsaire le week end du 11 juin, vous avez probablement croisé un petit lapin blanc.

En effet, notre ami rongeur était présent à l’occasion du festival des Étonnants Voyageurs. Il y a fait plein de trucs chouettes dont : se balader sur le salon du livre, regarder des expositions, aller à des conférences, se faire tremper par la pluie, faire le tour des remparts, croiser des amis humains, etc.

Mais ce que Federico a préféré dans son week-end, c’est d’avoir rencontré Frédéric Pillot, dont les mérites ont déjà été vantés sur ce blog. Ce grabouilleur – parmi les favoris de Federico – était présent avec son collègue auteur Gérard Moncomble. Ces deux sympathiques humains ont fait un joli dessin pour le neveu de Federico et ils se sont beaucoup amusés en le faisant (en fait, Pillot a un peu étalé la dédicace de Moncomble avec son poignet…).

Le livre dédicacé est une petite merveille de drôlerie, un joli hommage à l’imagination génialement illustré.  Federico a donc fait d’une pierre deux coups : il a rencontré une de ses idoles à crayon de couleur et fait la connaissance d’un auteur super gentil et doté d’un stylo fortement humoristique !

Raoul Taffin, chasseur de mamouth, Gérard Moncomble, ill. Frédéric Pillot, Milan, 2004, 32 p., 10 € 90.

Les grabouilleurs favoris de Federico : Frédéric Pillot

Avant de commencer, Federico aimerait vous présenter trois personnages : Tukai, Blart et Lulu Vroumette. Que vous pouvez admirer dans l’image ci-dessous :

C’est bon, vous les avez bien regardés ? Maintenant, pouvez-vous nous dire quel est le point commun entre ces jolis dessins ?

C’est le même monsieur qui a fait tout les grabouillages ! Bravo, comment avez-vous deviné ? Et alors, qui c’est le monsieur ?

Aaaah, on fait moins les malins !

Bon, halte aux devinettes, le crayon qui se cache derrière ces trois illustrations est celui de Frédéric Pillot. Et ce n’est pas parce qu’il s’appelle Frédéric que Federico vous en parle. C’est parce qu’il a beaucoup de talent. C’est parce qu’il est capable de passer d’un réalisme bluffant à un univers tout doux et tout rond, en passant par des personnages complètement délirants. Frédéric Pillot, ce sont des surprises, des « quoi, c’est lui qui a fait ça ? ». On pense avoir identifié son style, et voilà qu’il ressurgit sous nos yeux ébahis, sous une autre forme, à l’endroit où on s’y attend le moins. Bon, le plus souvent, il surgit chez Milan (qui surgit chez Hachette à partir de janvier 2011…) et Magnard. Ce qui va nous faciliter le travail bibliographique : voici et voilà. Avec une petite apparition à La Martinière Jeunesse, avec le génial Télé Cotcot Académie.

Frédéric Pillot n’écrit pas, il illustre. Il illustre beaucoup. Et comme on l’a dit, il illustre de différentes façons… donc le bonhomme est difficile à suivre et ce n’est pas ce fouisseur de Federico qui va s’en plaindre ! Après l’avoir découvert sur la couverture du génial Blart (voir plus loin), Federico a appris qu’en fait le monsieur était connu pour illustrer les albums de Daniel Picouly, où sont racontées les aventures de Lulu Vroumette, une… grenouille semble-t-il une tortue. Puis, il n’y a pas si longtemps, Federico s’est attardé sur le regard profond de Tukai, l’enfant sorcier. Trois secondes après, il lisait le nom de son illustrateur fétiche sur la couverture. Épaté, qu’il était le lapin !

Revenons donc à Blart. Le prodigieux livre de la rencontre avec Frédéric Pillot. Blart, Chroniques d’un crétin trouillard qui devait sauver le monde, de son vrai nom, est un roman jeunesse écrit par Dominic Barker, un pas français qui a bien mérité sa traduction ! Dans la lignée des Chroniques du Marais qui pue, Blart… est une histoire fantastique absurde qui tord le cou à l’héroïsme bien pensant. Blart est un gardien de cochons crétin, égoïste et couard qu’une prophétie désigne pour aller sauver le monde. Malgré ses protestations, un mage l’entraîne dans une quête aux côtés d’autres personnages hauts en couleur. Le tout ponctué des illustrations de Frédéric Pillot, qui nous régale de trognes impayables, mention spéciale à Tungstène le Nain. Au cours de sa quête un peu initiatique, notre personnage ne va pas découvrir l’amour de son prochain, ni le sens du sacrifice. Et c’est ça qui est génial !! Et en plus, il y a une suite… Sera-t-elle éditée en France ? Mystère. Espérons que les éditeurs mettrons plus de bonne volonté à la faire paraître que Blart à sauver le monde.

Dominic Barker, Blart, Chroniques d’un crétin trouillard qui devait sauver le monde, Paris, Milan, mars 2010, 320 p., 9,90 €.

Au fait, si vous tapez « Frédéric Pillot » sur un moteur de recherche, vous verrez apparaître l’adresse du blog de l’artiste. Avant de vous indigner parce que ce blog n’est pas cité dans le brillant article que vous venez de lire, ouvrez le blog. Vous comprendrez.