Ma vie rouge Kubrick

Un roman de Simon Roy.

3 carottes

Comment écrire un roman qui parle à la fois d’un film, The Shining, et de sa môman ?

MaVieRougeK2Federico est encore bien satisfait d’avoir lu ce livre si bien structuré, si poétique, poignant et savant. Comment l’auteur a-t-il fait pour raccorder ce film qu’il affectionne, qu’il a étudié des années durant lorsqu’il enseignait le cinéma, et la vie de sa propre mère ?

Pas forcément reliées en tout point, ces deux facettes du roman se côtoient avec aisance, retranscrivant sur papier les réflexions de l’auteur sur la vie, la mort, tout ça.

Car Ma vie rouge Kubrick est un peu comme un outil de deuil. Raconter l’histoire tragique de sa mère semble purger la tristesse laissée par son décès, et de comprendre ce par quoi elle est passé sa vie durant, à l’aune de l’histoire de Jack et Dany dans The Shining. Un traumatisme d’enfance, un père fou, l’alcoolisme, la violence, la solitude, les thèmes majeurs de The Shining sont aussi ceux de la petite famille Roy.

Ce doit être pour cette raison que Simon Roy s’est passionné pour ce film depuis ses 10 ans, et qu’il l’a visionné près de 42 fois… C’est ainsi que Ma vie rouge Kubrick est aussi un petit condensé analytique, mais jamais indigeste, du film de Kubrick. Simon Roy apporte une lecture personnelle de cette œuvre hyper tendance, dont on entend parler partout, donnant à son roman plus d’intérêt que les éloges classiques de ce film culte.

Ma vie rouge Kubrick, Simon Roy, 2014, Éditions du Boréal, 176 pages