Clementine Churchill, la femme du lion

Une biographie de Philippe Alexandre et Béatrix de L’Aulnoit.

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clementine churchillWinston Churchill est entré dans l’histoire mondiale comme étant l’homme qui a vaincu Hitler. Tout seul, avec ses petites mains potelées. Mais ce n’est pas pour ça que Federico l’aime bien. Ce qui lui plait chez ce bon vieux Winston c’est qu’il voyait tout en grand. Animal politique, chef de guerre, redoutable tacticien, écrivain nobelisé, peintre de talent… Tous les qualificatifs qu’on peut lui attacher viennent avec des superlatifs. Winston Churchill est un personnage passionnant, et son arbre généalogique en fait un pur produit de cette noblesse anglaise qui fascine Federico. En amour non plus il n’a pas fait comme les autres : à une époque où les mariages de raison étaient légion et s’achevaient souvent en divorce, Churchill épouse une femme qu’il va aimer passionnément du premier regard jusqu’à son dernier souffle. Elle s’appelle Clémentine Hozier et Federico l’aime aussi.
Philippe Alexandre et Béatrix de l’Aulnoit, auteurs de la biographie Clémentine Churchill, La femme du lion ont l’air eux même très amoureux de cette femme : le portrait qu’ils en font est exempt de regard critique et la montre sous un jour très flatteur. On tombe donc inévitablement sous le charme de cette femme très aimée outre-Manche et plutôt méconnue dans les terriers français.

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Est-ce qu’elle n’a pas trop la classe ?

Ce qui a d’emblée séduit Federico c’est que Clémentine ne s’est jamais contentée d’être la femme derrière le grand homme. Elle était certes très investie dans la vie politique de son mari, le soutenant, le conseillant et le contredisant (il était conservateur ; elle était libérale et ne renonça jamais à ses idées politiques) et jouait parfaitement son rôle de maîtresse de maison, mais elle a aussi menée une vie très riche en parallèle de toutes ses responsabilités d’épouse et de first lady. En lisant cette biographie Federico a eu bien du mal à se figurer comment ces voyages, ces amis, ces rencontres, ces engagements politiques, ces enfants, ces déménagement, ces cérémonies, sans oublier ce cher Winston (qui lui réclamait beaucoup d’attention), ont pu tenir dans une seule vie. Notre ami lapin en avait parfois le tournis ! Par ailleurs, il ne s’y est jamais vraiment retrouvé parmi les noms qui sont cités au fil du livre : tout le gotha international y passe et Federico a beau être un grand fan de Downton Abbey, ça ne fait pas de lui le successeur de Stéphane Bern ! Il retiendra donc seulement quelques noms, dont celui d’une autre grande figure de l’aristocratie de l’époque : Consuelo Vanderbilt Balsan, héritière fortunée venue des États Unis pour épouser le duc de Marlborough, le cousin de Winston.
Si elle manque un peu d’objectivité, cette biographie n’en est pas moins un livre sérieusement documenté qui se lit comme un roman, celui d’une belle histoire d’amour au cœur de cette époque passionnante qu’a été la première moitié du XXe siècle.

Philippe Alexandre, Béatrix de L’Aulnoit, Clementine Churchill, la femme du lion, Tallandier et Robert Laffont, octobre 2015, 397 p.