Le lièvre de Vatanen

Un roman d’Arto Paasilinna, traduit du finnois par Anne Colin du Terrail.

3 carottes

Enfin ! Federico met ses moustaches dans Le lièvre de Vatanen, ce roman incontournable de la littérature scandinave dont il a tant entendu parler.

Comme le titre l’indique, l’un des héros de ce livre est un lièvre. Que faudrait-il de plus pour convaincre notre ami lagomorphe ? Si l’histoire se concentre sur le personnage de Vatanen, le lièvre n’est pas en reste, et vit selon Federico une aventure tout aussi mouvementée que son compagnon humain. De toute façon, sans lui, rien ne serait arrivé.

Vatanen est un journaliste d’Helsinki qui envoie tout promener du jour au lendemain : son travail pour un magazine médiocre et racoleur, son mariage raté et sans amour, sa vie routinière et sans intérêt dans la grosse ville… L’événement déclencheur sera sa rencontre avec le lièvre, percuté en pleine nuit par son collègue photographe sur une route de campagne. Vatanen part à sa recherche, ignorant les appels de plus en plus énervés de son ami qui finira par le laisser seul dans les bois. Mais il n’est pas seul. Recueillant le pauvre animal blessé et effrayé, il va progressivement apprendre à le soigner et le nourrir. Le lièvre devient alors son compagnon de route, son guide et sa muse dans sa quête de simplicité et de liberté à travers les forêts du grand nord.

le lièvre de Vatanen

Lecture rapide et cocasse, ce roman nous emmène aux quatre coins de la Finlande sur les pas de Vatanen et de son lièvre. Les différentes étapes et rencontres de son voyage prennent la forme d’historiettes se succédant en cours chapitres qui se lisent avec aisance. Univers truculent, parfois dur, parfois léger, Le lièvre de Vatanen est un texte aux allures picaresques se mêlant au nature writing et célébrant joliment une fable du retour à la nature, bien plus efficacement selon notre ami lapin que l’a fait Sylvain Tesson avec Dans les forêts de Sibérie.

Une réserve cependant pour finir : si sa lecture fut plaisante, Federico a tout de même souvent tiqué de la place qui était faite aux femmes dans Le lièvre. Pendant le voyage de Vatanen et du lièvre, les personnages féminins n’ont pas de nom (sauf si elles ont des relations sexuelles avec le héros), et endossent les rôles peu glorieux et stéréotypés de mégère castratrice (l’épouse de Vatanen), de mondaines futiles (les épouses des ambassadeurs), de « bonnes femmes » et autres plantes vertes. Des passages un peu sexistes qui teintent le texte d’Arto Paasilina d’un point de vue malencontreusement rétrograde de ce côté-là (on sent qu’il date de plusieurs décennies déjà), alors que le roman demeure joliment moderne dans ses autres aspects.

Arto Paasilinna, Le Lièvre de Vatanen, traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, Denoël/Folio, 1989, 224 pages

Tadaaaa !

Bienvenue sur le blog de Federico, tout beau tout neuf !

Cela fait maintenant plus de 5 ans que Federico vous a ouvert les portes de son terrier, mais savez-vous que cela fait plus de 2 ans qu’il avait le projet d’en refaire la tapisserie ? Non ? Pourtant, notre ami lapin avait eu l’audace de faire un peu de teasing avec sa nouvelle bannière, bien des mois avant que le projet ne ressemble vraiment à quelque chose… Quel fourbe petit glandeur, mais sans doute n’aviez-vous rien remarqué !?

Mais désormais, toutes ces procrastinations, ces flemmingites aigües, ces blocages techniques, ces choix innombrables d’hébergeurs, thèmes et autres css, ce gros tri et ces classements, tout ça c’est fini (enfin presque, peut-être quelques petites retouches par-ci par-là à venir). Maintenant, Federico est fier de vous présenter son nouveau blog qui rutile du sol au plafond, réaménagé et repeint avec ses papattes ! N’attendez plus, promenez-vous, relisez tout, abonnez-vous, partagez-le à tout vos amis, car c’est une petite merveille, n’est-ce pas ?

Vous y retrouverez tous les passionnants articles de Federico triés et rangés avec application dans de toutes nouvelles catégories.

S’il vous prend l’envie de connaître les pires lectures de notre ami lapin, allez faire un tour dans la rubrique 0 carotte ; si vous voulez en savoir plus sur les livres qui l’ont époustouflé, zieutez la rubrique 4 carottes. C’est comme avant, c’est pas compliqué ! Et si vous êtes perdus dans la notation, pensez à l’indice boursier du CAC Carotte qui vous sortira toujours du pétrin.

Désormais vous pouvez aussi vous balader dans la bibliothèque de Federico selon vos envies de lecture : un roman jeunesse ? un roman vieillesse ? une BD ? un essai ? Vous avez compris le principe, servez-vous !

Et n’oubliez pas d’aller voir ce qu’il se passe dans les autres galeries du terrier, notamment dans la rédaction du célèbre magazine Terriérama ou dans les archives du grenier ! Et si vous n’avez pas la tête dans les livres, sachez que Federico aussi va au ciné, écoute de la musique et traîne sur Internet 😉

Alors alors alors, qu’en pensez-vous ?!

lapin

10 000 !

Federico célèbre aujourd’hui son 10 000 ème visiteur.

C’est un petit pas pour la blogosphère, mais un grand bond pour notre ami lapin.

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Merci aux lecteurs qui suivent fidèlement les pérégrinations culturelles de Federico et à tout ceux que des recherches google plus ou moins maîtrisées ont amené sur ce blog.

À bientôt pour les 20 000 !

Petit lapin cherche un ami

Un album jeunesse de Céline Claire et Aurore Damant.

Impossible pour notre ami lapin de ne pas vous parler (rapidement) de la dernière lapinerie parue en littérature pour n’enfants. Dans Petit lapin cherche un ami, l’auteur reprend deux thèmes usés jusqu’à la corde : la recherche d’un ami et la peur des monstres. Ce livre raconte l’aventure d’un petit lapin parti chercher des amis dans la forêt. Avant son départ, sa maman le met en garde contre le loup… mais pas contre les autres méchants qu’il pourrait rencontrer. C’est ainsi que ce craquant personnage va organiser un goûter avec des mauvais bougres bien décidés à n’en faire qu’une bouchée.

Les dessins plein d’humour et la ridicule naïveté du petit lapin apporte la touche d’originalité qui distingue cet album des autres ouvrages sur le même sujet. Ces derniers sont trop souvent très premier degré et beaucoup trop classique. Comme il est très justement dit sur le site Internet des éditions Chocolat, les illustrations d’Aurore Damant ont un petit quelque chose de très Tex Averyesque, ce qui rend cet album très dynamique et incroyablement touchant.

De toutes façons, ce livre est trop mignon et cela devrait vous suffire !

Céline Claire, Aurore Damant, Petit lapin cherche un ami, éditions Chocolat, septembre 2012, 32 p.

Les garennes de Watership Down

Un roman de Richard Adams

« La saison des primevères était passée. À la lisière du bois, là où le terrain découvert descendait vers une vieille clôture derrière laquelle se trouvait un fossé envahi de ronces, seules quelques taches d’un jaune décoloré subsistaient encore parmi les mercuriales et les racines des chênes. De l’autre côté de la clôture, le haut du pré était parsemé de terriers de lapins. »

Voici le point de départ d’une des aventures les plus palpitantes que Federico ait lues : Les Garennes de Watership Down, de Richard Adams. Au départ, ce n’était qu’une histoire inventée par l’auteur pour distraire ses filles, et à l’arrivée c’est la plus grande aventure jamais racontée sur les lapins.

L’histoire est simple : une poignée de lapins fuient leur garenne, guidés par les sombres prémonitions d’un des leurs. Ils vont donc partir en vadrouille dans la campagne anglaise afin de trouver le lieu idéal pour fonder une nouvelle garenne. En chemin ils vont affronter moult dangers, se faire des alliés et des ennemis mais surtout, il vont découvrir les trésors qui sommeillent en chacun d’eux. Et comme on ne fait pas de grande aventure sans grands héros, ces Ulysse rase-mottes vont se révéler être des personnages dignes des grands contes : le sage, le meneur, le combattant, le rusé, le conteur, et bien d’autres encore.

Vous l’aurez compris, ce roman contient tous les ingrédients pour être élevé au rang d’épopée. Il est écrit avec la simplicité des contes universels mais la richesse de l’action et des émotions en fait un roman terriblement attachant dont on n’a pas envie de s’échapper !

Vous êtes toujours là ? Vous n’avez pas été assommés par tant d’éloges ?

Bien. Parce que Federico a encore une chose à vous dire sur ce livre : un dernier argument pour vous convaincre de lire Les Garennes de Watership Down.

Non seulement Richard Adams a écrit un livre enchanteur, mais en plus il vous offre, à vous humains, l’occasion unique de mettre votre nez au raz des pâquerettes et de partager le quotidien des lapins. Vous verrez la nature telle qu’il la voient, c’est-à-dire comme un lieu plein de dangers, de choses familières et rassurantes, et rempli de découvertes potentielles. Vous écouterez leurs contes et les aventures de Shraa’ilshâ, vous affronterez le Lapin Noir d’Inlé. Vous parlerez leur langue, champêtrement râpeuse. Vous parcourrez quelques kilomètres et vous aurez vécu une superbe aventure en quête de liberté…

Federico avait très envie de partager ce roman avec vous parce qu’il raconte une belle histoire avec simplicité. N’est ce pas ce qu’on peut attendre de mieux d’un livre ?

Richard Adams, Les Garennes de Watership Down, Flammarion, 1976, 411 p., 21 €.

Jeux de mains…

… jeux de lapin !

En prévisions de ces soirées où il ne fait pas bon mettre son museau dehors et de ces moments où on n’a tout simplement pas envie de faire fonctionner son cerveau, Federico a toujours un petit jeu sous la patte. En voici deux, dégotés sur Internet et peuplés de lapins, évidemment.

Le premier s’appelle Winterbells et est tout à fait indiqué pour la fin d’année. Dans un cadre féérique et enneigé, il faut faire sauter un adorable lapin (pléonasme) sur des petites cloches. C’est joli, c’est gentil et en plus c’est très facile. On se prend rapidement au jeu, la tension montant en même temps que le petit héros prend de l’altitude. Seul bémol, la musique. Elle est très sympathique mais quand on est trop fort et qu’on joue longtemps, elle finit par lasser.

Le deuxième jeu est beaucoup plus printanier mais pas moins mignon. Dans Carrot Track il faut aider un petit lapin qui veut attraper des carottes en empêchant des chiots de lui foncer dessus. De temps en temps un petit bonus permet de gagner du temps en… transformant momentanément le lapin en hélicoptère ! Ici la musique est beaucoup plus entraînante et si vous n’aimez pas, vous pouvez lui couper le sifflet.

Sur ce site vous trouverez d’autres jeux simplissimes au design délicatement pastel. En voici d’ailleurs un dernier pour la route !

La prochaine fois que vous aurez un travail à faire, vous penserez bien fort à Federico qui, une fois de plus, vous donne toues les clés pour bien digresser.

La vidéo bonne humeur

Parce que sur ce blog on parle beaucoup des humains et de leurs productions, mais on ne parle pas si souvent des lapins.

Enfin une publicité où les stars sont de vraies stars. Attention à ta machine à café George !

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Vidéo réalisée pour promouvoir une loterie étasunienne.