Où se cache Mømo ?

Parce que le livre est toujours le plus classe de tous les supports, il n’est pas rare de voir des contenus s’évader du web pour rejoindre les soyeuses pages d’un livre. La moitié des blogs bd atterrissent en librairie et même des trucs franchement pas utiles sont publiés (on pense à Boo le plus ridicule des chiens, mais également à Grumpy Cat, qui a fait la joie des cartons de retours).

Le livre dont Federico va vous parler fait résolument partie de la dernière catégorie mais en fait il est super cool.

Andrew Knapp est un monsieur qui a un chien nommé Mømo et qui fait des photos (le monsieur, pas le chien).

©Andrew Knapp

Un jour (ou une nuit, on ne sait pas, on suppose) il s’est dit : « et si je prenais des photos de mon chien et que je les mettais sur Instagram ? ». Comme Mømo est un border collie et qu’il aime jouer à cache-cache, inutile de vous détailler le capital sympathie qui se dégage des clichés : c’est juste adorable. Dans des paysages bien cadrés mais plutôt anonyme, on aperçoit soudain la tête docile et curieuse de ce chien qui se prend pour Charlie. D’ailleurs, après Instagram, Andrew Knapp a ouvert un site Internet dédié à son chien et l’a nommé… Find Mømo !

©Andrew Knapp

Alors évidemment, le concept va peut-être vous sembler un peu fumeux (surtout qu’on ne passe pas vraiment trois plombes à chercher Mømo) et vous vous demandez peut-être pourquoi Federico trouve cela génial. Le comique de répétition joue beaucoup. Notre ami lapin a senti son sourire s’élargir à mesure qu’il parcourait le livre, grâce à l’apparition de cette tête ingénue dans des endroits où on ne l’attend pas. Le voir attendre bien docilement à plusieurs dizaines de mètres de son maître est un spectacle très attendrissant. Au vu des portraits qui parsèment le livre et sont très présents sur la page Instagram, Mømo est le king of self control. La preuve :

©Andrew Knapp

N’est-il pas absolument trop mignon ? Une bonne pâte pure race.

Quand notre ami lapin a fini de s’extasier sur le chien, il ne peut que constater la beauté du décor dans lequel il est dissimulé. Le photographe semble s’intéresser à tout les cadres, du chemin forestier à la friche industrielle.

©Andrew Knapp

Andrew Knapp, Où se cache Mømo ?, Prisma, septembre 2014

P. S. : si vous allez sur le site Internet Find Momo, ne cliquez surtout pas sur « Get the book », c’est un lien malin qui va faire fondre votre ordinateur, avant de brûler votre bibliothèque et couler votre libraire habituel. Il risque aussi de tuer votre poisson rouge.

Terriérama n°4

Terriérama est le premier magazine en ligne publié de façon pas du tout régulière qui vous parle de films sortis il y a 2 ans et demi, de séries pas encore diffusées en France, du CD que Federico vient juste de retrouver dans les coussins du canapé et autres choses ébouriffantes !

C’est un peu le calme plat dans le terrier de Federico en ce moment, vous l’avez sans doute remarqué. Ce n’est pas parce que notre ami lapin ne lit rien d’intéressant (enfin, si, c’est un peu ça…), ni parce qu’il a une vie trépidante (ah mais si, si vous saviez !), bref… il n’a aucune excuse en fait. Donc pour se rattraper, voici un Terriérama fait avec amour et volupté !

La salle de jeu des lapins

Federico aimerait vous présenter un petit robot dont il ne connait pas le nom mais qu’il trouve fort sympathique. Ce petit robot est parachuté dans une décharge et tombe en morceaux, c’est à vous de l’aider à se remonter. Tant qu’à faire, aidez-le aussi à retrouver sa copine et à vaincre les méchants !

© Amanita Design, 2009

Voici donc Machinarium, un jeu vidéo en point-and-click très chouette pour lequel notre ami lapin a eu un coup de coeur il y a 2 ans et qu’il ressort des tréfonds de son ordinateur pour vous.

C’est un jeu qui prend place dans un univers à la fois steampunk et mignon, plein d’humour et de poésie. Les dialogues y sont des bulles de BD, faites de dessins, de schémas ou de petit film, pas de problèmes pour comprendre l’histoire donc !

Pour aider le petit robot à avancer, il faut tirer des chevillettes, appuyer sur des boutons, se cacher, prendre l’ascenseur, mais tout ça dans le bon ordre ! C’est donc un jeu d’observation et de logique. Si on bloque (ce qui peut être courant), on peut avoir un indice. Si on bloque vraiment vraiment, on peut avoir la solution après avoir joué à un mini-jeu de style arcade.

Machinarium est donc un petit jeu foisonnant et un peu casse-tête, réalisé par un studio tchèque indépendant, Amanita Design. Pour voir si ça vous plait, quoi de mieux que d’essayez la démo ici ? (ça y est, Federico veut y rejouer maintenant !)

Cinéphilapin

Les amants du Texas – Ain’t Them Bodies Saints, un film de David Lowery

Ain't them bodies saintNe vous fiez pas à ce titre français tout naze, chipé dans le catalogue Harlequin. Ce film ne raconte pas la brûlante liaison d’un cow boy musclé et d’une amazone dans un ranch avec de la country et du maïs. Non, vous n’y êtes pas du tout. Il s’agit plutôt de la tragique histoire d’amour de deux jeunes hors la loi que la prison va séparer.

En dire plus serait criminel puisqu’il ne se passe pas grand chose dans ce film. L’essentiel est plutôt dans des instants volés ça et là dans la vie des héros. De longs moments filmés dans la lumière d’un Texas des années 1960 qui ont valu au film le Prix de la meilleure photographie au festival de Sundance. Le réalisateur laisse le temps aux acteurs pour déployer leur impressionnant charisme. Rooney Mara crève l’écran comme c’est pas permis, Casey Affleck a une voix bizarre mais on l’aime bien quand même et Ben Foster est comme d’habitude, génial. Et puisqu’il ne manquait plus que ça, la bande originale de Craig McKay et Jane Rizzoest au diapason de la tragédie qui se joue à l’écran !

Plein les grandes oreilles

AsgeirFederico vous en a déjà parlé sur Fessebouc, mais cet artiste est son incontournable du printemps. Qui ? Ásgeir, voyons ! Ásgeir, Ásgeir, Ásgeir ! Ásgeir, donc, a été une rencontre fulgurante pour notre lapin mélomane qui, en moins de 24h après la découverte, connaissait déjà l’album par cœur. Désormais, il se réveille le matin avec Going Home ou Torrent dans la tête, même s’il ne l’a pas écouté depuis 2 semaines…

Ásgeir Trausti est islandais, il a une voix suave, des yeux bleus et une barbe mimi ; sa musique (et ses yeux !) rafraichit et réchauffe en même temps (en comparaison avec Sigur Rós, un groupe islandais qui rafraichit tout court). Un bon coup de vent dans les poils, mais avec un petit rayon de soleil qui fait tellement de bien !

Pour un Ásgeir rafraîchissant, c’est là.

Et parce que Federico vous aime bien, il vous partage ses autres découvertes islandaises :

– ici une toune* qui donne la patate,

– là un viking,

– ici des Kimya Dawson 2,

– là une aurore boréale,

– et là ça déboite.

Ils sont trop fort ces islandais !

*mot québécois signifiant : morceau de musique. « Toune », c’est quand même plus sexy.

En direct de Westeros

Federico aime Le Trône de Fer d’amour. Il l’aimait avant Kit Harrington et ses bouclettes et avant Peter Dinklage (qui a lui aussi des bouclettes, mais bon, voilà). Alors, par amour, il partage avec vous de belles choses en rapport avec cet univers fou fou fou.

Pendant que Georges R. R. Martin procrastine grave en nous envoyant tous jouer dans le mixer de l’attente interminable du tome 6 de sa saga, Federico doit trouver de quoi s’occuper. Il vous avait déjà partagé une carte sympatoche pour réviser les blasons de Westeros, mais notre ami GoTophile a d’autres cartes dans son sac :

– bien sûr il y a le pop-up qui reprend le style du générique de la série ;

– HBO a aussi fait sa propre carte, qui permet de resituer les lieux par rapport à l’histoire de la série ;

– mais voici surtout LA carte de base ;

– et enfin, voici une carte tirée de la précédente, et à manier avec précaution si vous ne voulez pas vous autospoiler (un curseur permet de situer où vous êtes rendus dans les livres ou dans la série, cachant ainsi ce que vos yeux ne doivent pas voir). Elle vous permet de voir les trajets des personnages. S’il y a une tête de mort, c’est qu’il est, euh… mort.

Bon voyage dans le monde connu !

La boîte verte

Depuis le temps que Federico va se perdre sur ce site prodigieux, il devenait plus qu’urgent de vous en parler. Vous avez 5 minutes à perdre ? Cliquez ici. Bravo, vous venez de perdre 2 heures !

Cependant, « Perdre » n’est pas le terme qui convient quand on va passer du temps à sillonner les catégories de La Boîte Verte. Découvrir, s’émerveiller, rire, s’étonner, sont plus adaptés. Alimenté régulièrement par le mystérieux « Maître de la Boîte », ce site répertorie des tas et des tas de curiosités disséminées sur le net. Arts, histoire, sciences, culture geek, on trouve de tout dans cette boîte. On peut la secouer dans tous les sens, il y a toujours un truc passionnant qui sort, le fil d’Ariane vous attrape immédiatement et c’est parti pour de chouettes moments de glande intelligente (enfin, pas toujours…). Grand amateur d’absurde et d’idées génialement inutiles, Federico est toujours comblé par les articles de la Boîte Verte.

Rien de tel que quelques exemples pour vous prouver que consulter tous les jours la Boîte Verte est bon pour le moral. Voici le meilleur du best of des articles préférés de votre chroniqueur.

Les inventions à l’ancienne, dans lequel on découvre que les skis d’intérieur ou la cage à bébé n’ont pas réussi à s’imposer dans notre quotidien. C’est bien dommage.

Les indispensables lunettes pour lire couché !

Toujours dans le vintage, cette très émouvante série de photographies prises par la police australienne dans les années 20.

Federico n’en revient toujours pas de la beauté de ces photos !

On y trouve également des choses qui ne servent à rien mais qui sont absolument indispensables !

Et enfin, des choses tellement belles que, que… ça vous laisse sans voix !

… la conception de minuscules vêtements pour le film Coraline :

… les étonnantes créations de papier de Yulia Brodskaya :

Non mais sérieusement, comment fait-elle ?!

… ces oiseaux réalisés avec des pétales (drôle d’idée mais trèèès convaincante !) :

La peinture, c’est tellement surfait !

Federico espère que ce maigre échantillon vous a convaincu de lâcher Twitter et Facebook un instant et de passer une nuit à parcourir La Boîte Verte.

Jeux de mains…

… jeux de lapin !

En prévisions de ces soirées où il ne fait pas bon mettre son museau dehors et de ces moments où on n’a tout simplement pas envie de faire fonctionner son cerveau, Federico a toujours un petit jeu sous la patte. En voici deux, dégotés sur Internet et peuplés de lapins, évidemment.

Le premier s’appelle Winterbells et est tout à fait indiqué pour la fin d’année. Dans un cadre féérique et enneigé, il faut faire sauter un adorable lapin (pléonasme) sur des petites cloches. C’est joli, c’est gentil et en plus c’est très facile. On se prend rapidement au jeu, la tension montant en même temps que le petit héros prend de l’altitude. Seul bémol, la musique. Elle est très sympathique mais quand on est trop fort et qu’on joue longtemps, elle finit par lasser.

Le deuxième jeu est beaucoup plus printanier mais pas moins mignon. Dans Carrot Track il faut aider un petit lapin qui veut attraper des carottes en empêchant des chiots de lui foncer dessus. De temps en temps un petit bonus permet de gagner du temps en… transformant momentanément le lapin en hélicoptère ! Ici la musique est beaucoup plus entraînante et si vous n’aimez pas, vous pouvez lui couper le sifflet.

Sur ce site vous trouverez d’autres jeux simplissimes au design délicatement pastel. En voici d’ailleurs un dernier pour la route !

La prochaine fois que vous aurez un travail à faire, vous penserez bien fort à Federico qui, une fois de plus, vous donne toues les clés pour bien digresser.

8tracks

Avis aux amateurs de découvertes musicales ! Federico veut vous parler d’un site Internet fort intéressant : 8tracks (prononcez… comme vous voudrez). Il s’agit d’un espace dédié à la musique qui permet de créer des playlists et d’écouter celles des autres.

Pour découvrir ce site, première étape : aller y faire un tour ; deuxième étape : lire cet article qui présente très bien 8tracks avec ses atouts et ses limites (le fait que le site soit entièrement en anglais n’est pas mentionné, pourtant cela peut rebuter).

Quelques minutes plus tard…

À présent vous savez que le principe du site est de se laisser guider parmi des milliers de sélections fort éclectiques. Il ne faut pas se connecter avec l’envie d’écouter l’album d’un artiste (pour cela, d’autre sites existent) mais plutôt de se plonger dans une atmosphère musicale grâce aux différents outils de recherche. Inutile de vous préciser que les (grandes) oreilles de notre ami lapin frémissent régulièrement de plaisir en écoutant les morceaux proposés sur 8tracks.

Attention, événement : parce que Federico aime ses lecteurs, découvrez en exclusivité planétaire la playlist que notre rongeur préféré à composée… rien que pour vos oreilles !

Minuscule

Une série télévisée créée par Thomas Szabo et Hélène Giraud.

Les humains ont beau être très terre à terre et parfois carrément au ras des pâquerettes, il est rare qu’ils s’intéressent au monde des touts petits, des insectes. La série Minuscule remédie à cette dramatique omission à travers des épisodes poétiques et décalés. Federico, dans sa grande bonté, va vous parler de ce petit phénomène.

Le principe est simple : tournés en décors naturels, les différents épisodes de Minuscule racontent les histoires de sympathiques insectes créés en images de synthèses. La galerie de personnages récurrents montre toute l’inventivité des créateurs : escargot qui se rêve en supersonique, gang de mouches bikers, coccinelle moqueuse, araignée timorée… Par la magie de scénarios pleins d’imagination, ces petites bêtes sont plongées dans des aventures peu conventionnelles et souvent burlesques !

Première étape pour découvrir l’univers de Minuscule : le site internet, à l’image de ce programme tout en surprises, bruitages rigolos et en musiques printanières. Federico vous invite vivement à aller voir l’épisode pilote qui devrait illustrer ses propos.

Deuxième étape achetez-vous une télé et regardez France 5 le matin. Si ce n’est vraiment pas possible, allez sur le site Internet de Zouzous l’émission qui passe sur la susdite chaîne et à la susdite heure. Vous pourrez visionner les derniers épisodes diffusés et ainsi passer un très agréable moment plein de sourires amusés.

Voilà, maintenant vous y réfléchirez à deux fois avant de tondre la pelouse.

Fuck Yeah, Movie Posters !

Vous aimez le cinéma ?

Vous aimez les belles images ?

Vous n’avez pas le temps de lire ?

Vous avez une folle envie de digresser ?

Si oui, alors Federico a trouvé un site pour vous : Fuck Yeah, Movie Posters !

Derrière cette appellation fort barbare (on se sent quand même un peu agressé) se cache une suite d’affiches de films divers et variés, dans leur version d’origine ou plus souvent revues et corrigées par des créateurs inspirés. Quelques exemples ci-dessous :

Voilà, à présent vous pouvez abandonner définitivement toutes les choses importantes et urgentes que vous étiez en train de faire !

La vidéo bonne humeur

Parce que sur ce blog on parle beaucoup des humains et de leurs productions, mais on ne parle pas si souvent des lapins.

Enfin une publicité où les stars sont de vraies stars. Attention à ta machine à café George !

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=vF6PyIML0hI]

Vidéo réalisée pour promouvoir une loterie étasunienne.

 

La vidéo bonne humeur

Federico ne le redira jamais assez : le fil d’ariane, c’est trop de la balle. Démonstration tout de suite maintenant. (À la fin de l’article, vous aurez compris le sens du titre. Dans les premiers paragraphes ça risque de ne pas être très évident)

Vous êtes un lapin en mal de divertissement, alors, vous décidez d’aller au cinéma voir le dernier blockbuster de Christopher Nolan, Inception. Dans ce film joue Joseph Gordon-Levitt. Comme vous l’avez trouvé sympa dans le film mais que vous ne connaissez rien à sa vie, vous foncez sur Imdb.com, base archi complète sur le cinéma. Et c’est là qu’Ariane vous attrape. Sur Imdb vous découvrez que l’acteur en question a joué dans la comédie romantique (500) jours ensemble. Tiens, c’est pas un film que vous aviez voulu voir lors de sa sortie ?  Ni une, ni deux, vous usez de moyens occultes afin de visionner le film. Une heure et trente six minutes plus tard, vous êtes ravis d’avoir vu cette charmante comédie avec de charmants acteurs, dont Zooey Deschanel (dont on va reparler plus tard). Curieux de nature, vous avez envie de savoir ce que d’autres internautes ont pensé du film. Vous tombez sur une critique qui propose un lien vers une vidéo. Vous cliquez et atterrissez sur une vidéo à laquelle vous ne vous attendiez pas.  C’est là que le titre de l’article se révèle être vachement bien trouvé :

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=rtVh8kVZ_XM&feature=related]

Après vous être pâmé pendant deux minutes parce qu’ils dansent trop bien et que la musique est chouette comme tout, vous vous faites hameçonner de nouveau par notre amie Ariane. Car une question se pose : qui se cache derrière ce nom She and him ? Quel est donc ce charmant groupe ? Une rapide recherche et vous tombez de votre fauteuil : c’est Zooey Deschanel, et nulle autre, qui interprète les chansons du duo qu’elle forme avec M. Ward  (prononcer « m », pas monsieur). Vous suivez le fil et débarquez sur Deezer pour passer un excellent moment en écoutant (gratuitement pour l’instant) les deux albums de She and him. Trente minutes plus tard, vous êtes conquis.

Et voilà, en même pas trois heures, vous avez découvert un acteur, un film, une actrice et un groupe. Elle est pas belle la vie ? Et la vidéo, elle ne vous a pas mis de bonne humeur ? Hein ?

Maintenant il ne vous reste plus qu’à fermer les nombreux nouveaux onglets que ce perfide article vous a fait ouvrir.

Attention on vous surveille…

… mais on surveille aussi ceux qui vous surveille !

Comment ? Serions nous alors doublement surveillés ?

Meuh non, voyez plutôt la découverte que Federico a faite aujourd’hui. Dans notre société de télé réalité, de profils Facebook et des fichiers Edwige, une ONG épingle tout ceux qui s’attaquent de près ou de loin à notre vie privée, voire à notre liberté.

Cette ONG, c’est Privacy International qui, en plus d’avoir un logo qui fait peur, a fait des petits dans le monde entier. Même en France, cocoricoo ! Mais le mieux, c’est que depuis 1998, la maison mère organise chaque année une sorte de festival de Cannes de la violation de vie privée : les Big Brothers Award. Selon différentes catégories, des « surveillants » sont sélectionnés et reçoivent un super trophée et un beau diplôme à mettre dans le hall d’entrée ou dans les wc. En France, les BBA sont organisés depuis 2000.

Parce que la paraphrase ne fait pas partie des envies du jour de Federico, lisez donc cet extrait du « manifeste » de l’organisation, à lire en entier sur le site http://bigbrotherawards.eu.org/ (page « à propos ») :

« Objectif : surveiller les surveillants, et montrer du doigt (« name and shame ») les personnes ou institutions qui représentent le mieux la société décrite par George Orwell dans son ouvrage de référence, 1984. (…)
Si nous ne voulons pas, comme Winston Smith le héros du roman d’Orwell, être arrêtés pour « crime-pensée », il est nécessaire, chaque jour, de surveiller les surveillants et de défendre ce qui nous reste de vie privée et de libertés. Il est urgent de ne plus se sentir coupable de vouloir préserver son intimité, ceux qui doivent avoir quelque chose à se reprocher sont précisément ceux qui violent cette intimité au grand jour. »

Pendant que vous y serez, vous n’aurez qu’à consulter la liste des nominés dans chaque catégorie pour les BBA France de 2010… Vous allez rire jaune.

Et comme Federico ne peut pas s’empêcher de vous mettre le nez dans les livres, voici un ouvrage publié au éditions La Découverte : Big Brother Awards, les surveillants surveillés. Co-écrit par plusieurs membres du collectif Big Brother Awards, il est paru en octobre 2010 dans la collection Zones.

Federico ne l’ayant pas lu, laissons l’éditeur nous en parler, et plus si affinités :

 

« « Mais qui surveillera les surveillants ? » La célèbre phrase du poète latin Juvénal n’a sans doute jamais été autant d’actualité que dans nos sociétés, où le perfectionnement rapide des technologies de surveillance s’accompagne de menaces inédites sur nos libertés. L’équipe des « Big Brothers Awards » décerne chaque année des « prix Orwell » aux Ministres, élus locaux, hauts fonctionnaires, institutions, grands patrons ou petits chefs s’étant distinguées par leur action en faveur de la restriction des libertés publiques, du fichage de la population, de la généralisation de la biométrie ou de la surveillance des salariés.
Les promoteurs de la société de surveillance sortent ainsi de l’ombre et peuvent jouir de l’attention légitime du public et  des médias. Les heureux gagnants auront cette année l’honneur de bénéficier d’une publicité supplémentaire, avec ce  premier rapport annuel, qui présente de façon documentée leurs solutions innovantes pour placer la population sous contrôle.
Outre la présentation complète de chaque lauréat de l’année 2008, le livre fait le bilan de près de dix ans de politiques liberticides en France comme à l’étranger, dressant ainsi une très inquiétante chronique des avancées de la surveillance globale. »

Federico vous remercie d’avoir lu cet article riche en… copiés collés et vous promet que la prochaine fois il invitera son imagination.

Chloé Delaume, personnage de fiction

Quand Federico est allé à l’école on lui a parlé de littérature, de genres littéraires, et un jour une de ses profs s’est mise à délirer sur un genre totalement inexplicable : l’auto fiction. Pour illustrer son propos, la dite professeur a cité – entre autres – Proust, Annie Ernaux, Jean Rouaud, Michon, Saint-Augustin, Giscard (naan, c’est une blague !), etc. Mais elle a oublié un auteur qui est la personnification de l’auto fiction : Chloé Delaume. Federico a lu d’elle Le cri du sablier et J’habite dans la télévision. Il a pu la rencontrer à La Très Petite Librairie (qui ne devrait pas tarder à vous être présentée) lors d’une lecture de Eden matin midi et soir.

Parce que cet oubli pédagogique est une injustice, Federico a décidé de vous la présenter. Mais parce que ce serait un crime de parler de ce personnage si complexe et passionnant avec nos mots si simples, il a choisi de sombrer honteusement dans la facilité et de vous orienter vers son site.

Un petit avant goût de l’ambiance ci-dessous :

chloé delaume

Face d’humain !

Federico adore étudier les attitudes des humains, qu’elles soient spontanées ou totalement calculées. Pour observer ses sujets d’étude préférés en pleine pose, rien de tel que les portraits de photographes visibles sur le blog « Sexy People ». C’est une merveilleuse source d’informations pour notre ami lapin quand il veut étudier l’histoire des cheveux, des lunettes, des chemises à carreaux et des sourires crispés !

Voici la photo qui illustrait la sous partie 7 de la partie 5 du chapitre 11 de son mémoire sur la famille humaine : « la country, une valeur intergénérationnelle  ? »

sexy people country