Terriérama n°6

Terriérama est le premier magazine en ligne publié de façon pas du tout régulière qui vous parle de films sortis il y a 2 ans et demi, de séries pas encore diffusées en France, du CD que Federico vient juste de retrouver dans les coussins du canapé et autres choses ébouriffantes !

Cinéfilapin

The Riot Club, un film de Lone Scherfig

riot clubFondé à l’université d’Oxford au XVIIIe siècle, le Riot Club est réservé à la future élite britannique. Composé de dix jeunes hommes, ce club ne fait pas vraiment dans l’organisation de soirées bingo caritatives. Leur créneau serait plutôt sexe, drogue et cor de chasse. Le début du film les rend assez séduisants : ils sont beaux,riches, drôles et brillants. Alors oui, ils sont aussi très imbus d’eux-même et d’une arrogance folle mais on ne peut pas s’empêcher de bien aimer ces aristo perdus dans un XXIe siècle construit sans eux.

Comment se fait-il alors qu’en sortant du cinéma Federico avait une furieuse envie de leur donner des coups de pieds ?

Parce que Lone Schering, réalisatrice danoise et élève de Lars Von Trier, n’est pas là pour enjoliver la réalité mais pour nous la montrer telle qu’elle est dans ces clubs. Pourris par leur éducation de futurs maîtres du monde et bouffis de privilèges datant du mésozoïque, nos dix compères vont peu à peu révéler leur nature vandalesque et, au cours d’un huis clos nerveux et révoltant, se lancer dans une croisade contre les classes populaires. Ils révèlent un comportement et des idées qu’on pensait disparues dans les tranchées de la Somme, en particulier à l’égard des femmes, faisant preuve d’une misogynie de haut vol.

Remarquablement filmé et interprété, ce film est inspiré de clubs existant réellement, ce qui n’en est que plus atterrant. La fin laisse entrevoir un espoir que toutes les graines ne soient pas pourries mais on reste quand même avec un sale goût dans la bouche. C’était le but.

Envoyé spécial

Ça faisait un sacré bail qu’il n’avait pas été y promener son pompon, mais cette année Federico est enfin retourné au festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo ! C’était une visite expresse puisqu’il n’y a passé que la journée du 25 mai, mais il a eu l’occasion de voir plein de gens et de choses intéressantes.

Dans la ville intra-muros, notre ami lapin a assisté à une rencontre très rafraichissante sur les pôles au cours de laquelle se sont exprimés Jean-Louis Étienne, Isabelle Autissier et Charlie Buffet. Ils ont parlé de leurs ouvrages respectifs évidemment (que vous pouvez découvrir en cliquant sur les noms des auteurs, parce qu’on va pas vous faire tout le boulot non plus) mais pas que. La discussion entre ces trois auteurs-voyageurs s’est articulée autour des thèmes enchanteurs de l’aventure, du dépassement de soi, du froid et du matériel de randonnée polaire.

IMGP2412

À défaut d’être nette et bien cadrée, cette photo à le mérite de prouver que Federico et ses talents de photographe étaient bien présents à Saint-Malo !

Après ça, Federico est passé en mode militant et a assisté à une rencontre avec l’activiste Paul Watson, leader de l’organisation Sea Sheperd que vous avez déjà croisé dans ce terrier. Il a évoqué ses actions sur les mers du globe pour arrêter par tous les moyens les flottes de pêche industrielle qui ravagent les océans et déciment leurs habitants. Cétacé ! Très controversé, en particulier dans les milieux écologistes, à cause de l’aspect très spectaculaire des interventions de Sea Sheperd, Paul Watson a en tout cas beaucoup intéressé notre ami lapin. Il faut dire que l’homme est un habile communicant, qui a rapidement transformé la rencontre en one man show bien huilé qu’il répète certainement aux quatre coins du globe. Mais contre les gargantuesques entreprises qui pillent les ressources naturelles et leur lobbys, il faut au moins ça.

Federico n’a pas fait qu’écouter des gens parler. Au cours de ses pérégrinations, il est arrivé par hasard dans une exposition qui l’a fait fulminer. Main basse sur la terre réunit les photos que Marie Dorigny a prises au Mozambique où des dizaines d’agriculteurs sont expropriés par des entreprises étrangères qui convoitent leur terres pour y installer des exploitations de monoculture industrielle. En creusant un peu, Federico a découvert que cette photographe a déjà immortalisé la colère et la détresse de personnes ainsi bafouées. Son travail a profondément marqué notre ami lapin.

©Marie Dorigny

Technologie technique

Ami lecteur, toi qui écrit des choses avec tes papattes sur ton clavier, n’es-tu pas las de toutes ces sollicitations sur ton écran qui viennent te déconcentrer et t’inviter à la plus pernicieuse des digressions ? Comme Federico, tu n’en peux plus de commencer la rédaction d’un texte avec de hautes ambitions d’efficacité et de finir dans les tréfonds de l’Internet sans que ton œuvre n’ait avancé le moins du monde ? Nous avons la solution ! Ça s’appelle Omm Writer, ça fait quelques années que ça existe, mais comme d’habitude, Federico aime prendre son temps avec la technologie.

Soyons clair, Omm Writer n’est pas un logiciel qui vous colle des tartes dès que vous détachez votre regard de votre traitement de texte. Non, Omm Writer EST un traitement de texte. Sauf qu’au lieu de vous proposer mille et une solutions de mise-en-page-publipostage-import-pdf-lien-hypertexte-emballé-c’est-pesé, Omm Writer vous laisse le choix entre différentes musiques d’ambiances, tonalités pour les touches du clavier et fonds d’écran zen. Dès que vous écrivez, les quelques boutons d’option s’effacent pour ne laisser qu’un fond très épuré et par dessus, votre texte.

Depuis qu’il l’a découvert, Federico n’écrit plus ses articles que sur ce logiciel et fignole la mise en page dans son interface WordPress. Et ça marche ! Écrire était déjà un plaisir, c’est maintenant un véritable moment de détente. Le petit cliquetis des touches du clavier est tellement addictif que Federico ne voudrait plus arrêter de taper !

En direct de Westeros

Lors de la diffusion des deux dernières saisons de Game Of Thrones, une mode est apparue dans la presse en ligne : les chroniqueurs qui annoncent pourquoi ils ont arrêté de regarder la série. Portée aux nues lors de sa première saison, GOT fait de plus en plus grincer des dents. Trop de violence, trop de sexe, trop de sexe violent, etc. : les arguments qui motivent les gens à passer leur chemin ne manquent pas. Comme Federico essaie de suivre un peu la mode quand même, il vous annonce maintenant que pour lui, Game Of Thrones à la télé, c’est fini.

jon snow

Ne me regarde pas comme ça Jon, je ne reviendrai pas sur ma décision.

Pour notre ami lapin, les motifs de rupture sont nombreux. L’un d’eux (le principal) est la sensation de ne plus du tout s’y retrouver. Entre la série et les livres, le gouffre se creuse de plus en plus et ce ne serait pas si grave aux yeux de Federico s’il n’avait pas la nette impression que le scénario de la série est en train de prendre les devants sur le tome 6 (qui devrait paraître d’ici à la fin du monde). Par conséquent, Federico a passé les quatre premiers épisodes de la saison 5 à bondir sur son canapé à grand renfort de « Mais que quoi ?! Ceci n’est point encore survenu dans le livre ! Ne me gâchez pas ma lecture, je vous en conjure ! » (en moins poli). Et puis quelles certitudes avons-nous que les avancées prises par la série maintenant seraient conformes avec ce que nous concocte l’auteur George R. R. Martin ? Que de confusion chez notre ami lapin !

Par ailleurs, Federico avait franchement moins de plaisir à visionner les Stark et les Lannister se prendre le chou. Alors que la série avait commencé en fanfare avec un scénario fidèle aux livres et un casting bad ass, les deux dernières saisons ont accéléré le rythme à grand renforts de raccourcis et de manque de finesse, envoyant aux oubliettes toutes les subtilités qui font la richesse de l’univers de Martin et se cantonnant au sensationnel qui a fait son succès : les nénés et le sang qui gicle. Ainsi, à son humble avis, Federico trouvait que la série était de moins en moins une bonne série : expéditive, éparpillée et sans profondeur…

Bravo les mecs pour ce beau gâchis.

Bravo les mecs pour ce beau gâchis.

Federico ne s’est pas morfondu longtemps : de chouettes séries il y en a des tas ! Et il retrouvera ses personnages préférés entre les pages des bouquins, ce n’est pas pour lui déplaire !

Terriérama spécial Angleterre

Quoi de mieux qu’un Terriérama pour fêter l’ouverture du condo-terrier et la nouvelle année par la même occasion ? Et quoi de mieux qu’un Terriérama voyageur, en l’occurrence spécial Angleterre ?? Rien de mieux bien sûr, nous atteignons là la perfection blogesque.

Et oui, Federico a fait un merveilleux voyage en perfide Albion, sur les terres de Jane, des sœurs Brontë, d’Elizabeth et de Sherlock. Il faut l’avouer, c’était il y a longtemps, du temps où il ne faisait pas gris, humide, froid et moche, c’est à dire en été.

sherlock1

Ce fut donc sous un soleil radieux (où un seul accident de chaussures trempées par la pluie fut à déplorer), que notre lapin voyageur a conquis l’Angleterre à coup d’émerveillement, de bus rouges, de vieux cailloux érigés, de conduite à gauche et de scones bien placés dans son bidou. Ces dix journées remplies à la cool n’en furent pas moins fort culturelles, et ce sont de ces découvertes qu’il va être question dans ce Terriérama. Sir and Madam, please let’s go.

Carottes en série

Ce qu’il y a de bien avec les romans de Jane Austen ou d’Elizabeth Gaskell (entre autres), c’est qu’une fois la lecture achevée, vous pouvez vous ruer sur l’adaptation filmique ou télévisée. Généralement réalisées par des britanniques qui ne sont pas manchots, ces adaptations vous plongent à coup sûr dans une délicieuse ambiance d’un autre siècle !

Peu de temps avant son séjour en Angleterre, notre ami lapin avait fait l’acquisition d’un coffret DVD contenant Cranford et Return to Cranford, adaptation de… Cranford of course, oui mais aussi des Confessions de Mr Harrison (lu mais pas chroniqué, pardon, désolé) et My Lady Ludlow (même pas traduit en français, what a shame). Ces trois romans d’Elizabeth Gaskell évoquant tous la vie dans la campagne anglaise du XIXe siècle, les réalisateurs ont décidé de les mettre dans un mixeur, d’ajouter des petites histoires et plouf, ça fait deux mini-séries !

En quittant le sol français, Federico n’avait toujours pas vu cette appétissant programme mais ce dernier s’est bien vite rappelé à lui.

Parce que la plupart des scènes extérieures de la série ont été tournée à Lacock…

… que Lacock est situé dans le Wiltshire…

… et que Federico a été promener son pompon dans cette région verdoyante.

Ha ! Si ça c’est pas le destin !

Quand on arrive à Lacock, on ne met pas trop longtemps à comprendre pourquoi l’équipe de tournage de Cranford y a posé ses valises et d’autres avant elle (notamment pour Harry Potter et le Prince de sang mêlé, le destin on vous dit !). La ville semble ne pas avoir changé depuis deux siècles. Bien sûr, les routes sont bitumées et il y a des enseignes modernes, mais un peu de sable sur le sol et quelques panneaux de bois suffisent à créer une rue digne d’une adaptation gaskellienne ! Grâce à ces clichés pris par Federico lui-même (cliquez dessus pour qu’ils arrêtent d’être minuscules), vous pouvez constater qu’on ne vous ment pas. Et toute la ville est comme ça. Il y a même des petites rues dans lesquelles les voitures peuvent à peine se garer et qui conservent un charme délicieusement suranné.

©Federico

La rue principale de Lacock, avec son Red Lion (le truc obligatoire si tu veux être un village anglais typique) et ses voitures moches. C’est là qu’ont été tournées la majorité des scènes situées dans le centre de Cranford.

Vous l’aurez compris, même si les photos de Federico ne lui rendent pas justice, Lacock est une ville absolument adorable, avec plein de vieilles pierres, de vieilles poutres, de vieilles fleurs et des ateliers d’artistes nichés dans des vieilles maisons. Un charme tout anglais que Federico a retrouvé avec joie dans la série Cranford.

Cette dernière a semblé trop courte à notre ami lapin. Et comme la règle du Terriérama est justement de faire court, il va évoquer brièvement le délicieux moment qu’il a passé avec les héros de cette mini-série aux petits oignons. Commençons d’abord par préciser que si vous n’êtes pas fluent in english, vous serez largement handicapé. La série n’a en effet jamais traversé la Manche et ne se peut trouver qu’en version anglaise sous-titrée anglais. Federico a dû s’en contenter mais le fait d’avoir lu deux des trois livres adaptés lui a permis de presque tout comprendre.

Cranford est l’une des adaptation les plus réussies qu’il ait eu l’occasion de voir. Le casting est parfait, les différentes histoires s’imbriquent à merveille, le souci du détail est présent dans chaque élément de décors et de costume, et les ajouts scénaristiques sont très respectueux de l’œuvre de Gaskell. Avant de laisser place aux autres étapes de son voyage, Federico souhaite insister sur le point de la série qui l’a le plus enchanté : le développement du personnage de Mary Smith, la narratrice du livre Cranford. Federico était très frustré qu’elle n’aie pas sa propre histoire et qu’on en sache si peu sur elle. Dans la série, elle prend une plus grande ampleur et les scénaristes lui réservent un destin dont notre ami lapin n’aurait même pas oser rêver !

A cup of Potter ?

Federico a grandi avec Harry Potter. S’il est parti vers plein d’autres horizons littéraires par la suite, notre ami lapin se souvient de ses bouquins tout racornis lus maintes et maintes fois lorsqu’il était un lapereaux réservé et binoclard qui se réfugiait dans les livres. Aujourd’hui, rien n’a beaucoup changé : Federico est encore parfois peu enclin à la grande socialisation, il porte fièrement ses binocles et il lit mille fois plus. Sauf que maintenant, lire c’est populaire ou c’est in, donc ce n’est plus un rebut de la société. Pour lui, la découverte de Londres et de l’Angleterre fut l’occasion d’entrer dans le côté très british des livres de J. K. Rowling.

Farouche opposant à l’adaptation cinématographique de la saga, notre ami lapin n’a quand même pas laissé passer l’occasion de se rendre aux studios Warner, au nord de Londres. Bien lui en a pris, car cette visite, fort iiiiiihhh ! et instructive, l’a rabiboché avec les films. En effet, le travail fourni pendant la dizaine d’années de tournage est non négligeable, allons jusqu’à dire impressionnant. Décors, costumes, maquettes, créations d’objets, effets spéciaux, voilà ce qu’on découvre, ainsi que moult anecdotes. La visite était un bon moyen de se replonger dans l’univers de son adolescence, et de lui donner la folle envie de tout relire (projet en cours). Mais surtout, ce que Federico a compris lors de la visite des studios, c’est pourquoi il n’aime pas les films. Car, avec tous ces efforts pour recréer l’univers des sorciers et avec un casting bad ass (Maggie Smith, Alan Rickman, Gary Oldman pour n’en citer que quelques uns), qu’est-ce qui cloche ? Federico a trouvé : selon lui, c’est la direction des acteurs et/ou la performance des trois loustics sur qui tout le film repose. C’est ben dommage mon ami…

siriusly

Mais passons outre, et parlons des studios ! Car là-bas, Federico a appris que chez Warner, tous les acteurs (ou presque) portent perruque ; que nombre de décors ont été réalisés pour de vrai, comme la porte de la Chambre des secrets, vous savez, celle avec les serpents ; que les murs de la salle commune de la maison Griffondor sont inspirés de la célèbre tapisserie rouge de la Dame à la licorne (celle avec des pitits lapiiins !), et qu’on y trouve accroché un portrait de McGonagall lorsqu’elle était une fringante jeune femme ; que les bocaux de formol de la salle de cours de potion ont été réalisés avec des peluches animalières achetées au zoo de Londres ; que le bureau de Dumbledore a été construit entièrement, et que les tableaux des anciens directeurs recouvrant ses murs sont les portraits du personnel de l’équipe de tournage ; que des centaines de baguettes et d’étuis à baguette ont été confectionnés pour le magasin d’Ollivander ; et surtout, surtout, que la bièraubeurre, c’est dégueulasse !

griffondor

La salle commune de la maison Griffondor, comme si vous y étiez mesdames et messieurs !

Allez, vu que Federico vous parle d’Harry Potter et que vous n’avez peut-être plus aucune idée de quoi ça cause, voici un résumé en bande dessinée par Lucy Knisley (l’auteure de Délices) : ici !

Et s’il vous était arrivé de vous demander à quoi ressemblerait la saga Harry Potter en anime japonais, voici de quoi vous donner une idée.

Miam-miam

Il l’a dit, Federico a mangé du scone en veux-tu en voilà. Sur les conseils de Pénélope, il a dégusté le premier chez Foxcroft & Ginger, qui a la merveilleuse idée de se trouver juste à côté d’une librairie spécialisée en bande dessinée (Gosh!). Que demander de plus ? Rien, si ce n’est d’importer le concept de clotted cream de ce côté-ci de la Manche, siouplait.

Mais Federico a aussi eu du flair par lui-même et a trouvé comme un grand une chouette adresse. En effet, un lapin qui marche dans Londres et en prend plein la vue devient forcément à un certain point un lapin affamé. Quand vos pattes et votre estomac commencent à protester de concert, comment résister à l’invitation d’un sympathique congénère qui vous tient la porte gentiment ?

C’est ainsi que Federico est entré dans un monde sucré, pastel, sucré, gourmand et trèèès sucré : le monde de Primrose Bakery. Cette boutique est tellement pleine de trucs qui ont l’air délicieux qu’elle pourrait très bien être tenue par une vilaine sorcière qui aimerait bien vous manger. Mais en fait pas du tout, de charmantes vendeuses attendent patiemment que vous ayez choisi entre toutes les variétés de cupcakes qui se pavanent dans la vitrine et décidé avec quel milkshake vous allez accompagner ce glorieux goûter. Federico n’en revient toujours pas de son milkshake au caramel au beurre salé à tomber par terre, accompagné d’un cupcake fort savoureux. Rien que d’y repenser, il en salive…

Restes du massacre...

Restes du massacre… (cliquez sur l’image pour voir les autres dessins de votre serviteur)

Moi Federico, toi Jane

Pour notre ami lapin, aller en Angleterre sans prendre le temps de marcher dans les pas de Jane Austen était inconcevable. Parmi tous les lieux de pèlerinage possibles, c’est la ville de Bath qu’il a retenue.

L’auteure y a en effet séjourné à plusieurs reprises et deux de ses romans ont la ville pour théâtre : Persuasion et Northanger Abbey. À l’époque de Jane Austen, Bath était the place to be : les gens y venaient en vacances pour boire de l’eau (attention à ne pas jeter bébé avec l’eau de Bath… et oui, Federico fait aussi des blagues). Dans Northanger Abbey, la jeune Catherine est dans un premier temps emportée par la folie des bals et ne sait plus où donner de la tête dans ses nouvelles relations. Austen en profite pour pointer du doigt la superficialité de telles amitiés.

La beauté de Bath, elle, n’est pas superficielle et a superbement traversé le temps. Federico s’est promené avec bonheur sur les traces de ses héroïnes favorites, près des Pump Room ou sur le Circus.

Si l’architecture locale n’a pas laissé notre ami lapin indifférent, le clou de sa visite a été le Jane Austen Centre. Dans une coquette demeure, de sympathiques guides habillés à la mode régence vous font découvrir la vie de l’auteure à Bath. La visite est très enrichissante, pleine de détails intéressants et de reconstitutions émouvantes. Federico ne pouvait pas quitter ce lieu sans passer par le Regency Tea Room, un très beau salon de thé qui finit de vous plonger dans l’ambiance. Prêt à payer de sa personne pour vous apporter le plus de détails sur la culture anglaise, Federico n’a pas reculé devant les scones et la clotted cream. Les papilles de notre ami lapin ont été dûment récompensées pour ce sacrifice !

Federico a pris un thé avec Jane Austen sous le regard orgueilleux de Mr Darcy. ben quoi Jane, il n'est pas bon le thé ? Allez, fais pas la tête !

Federico a pris un thé avec Jane Austen sous le regard orgueilleux de Mr Darcy. Ben quoi Jane, il n’est pas bon le thé ? Allez, fais pas la tête !

Tea Time

Le tea time, c’est du sérieux : du thé (obligé, en Angleterre si tu n’aimes pas le thé ou la bière, tu meurs de soif), des scones et plein de trucs indécents à tartiner dessus. (idem, cliquez sur l’image)

Vous avez dit la reine d’Angleterre ?

Si vous êtes déjà parti en vacances en Angleterre ou si vous le faites un jour, il y aura toujours quelqu’un pour vous dire « hé, tu diras bonjour à la Reine ! » (rire gras).

La Reine ne saurait souffrir plus longtemps de telles plaisanteries.

La Reine ne saurait souffrir plus longtemps de telles plaisanteries.

Federico y a eu droit lui aussi, et il n’a pas boudé son plaisir en rentrant de vacances, quand les gens lui demandaient comment était son voyage et qu’il répondait : « c’était intéressant, j’ai vu la reine » (air blasé).

Mais comment est-ce possible ?

Vous demandez-vous.

Le dernier jour de son séjour anglais, Federico s’est levé de bonne heure pour aller assister à la relève de la garde montée de la reine : les Horse Guards. En arrivant près du but, notre ami lapin a eu la surprise de découvrir que la relève n’aurait pas lieu. En effet, toutes les troupes étaient réquisitionnées pour un défilé près de Buckingham Palace. Piqué de curiosité, notre ami lapin a décidé de fendre la foule pour voir ce qui suscitait tant d’animation.

Il a alors appris que c’était le jour de célébration de l’anniversaire de la Reine Elizabteh II. Oui, comme elle est née en avril, elle fête son anniversaire en juin. Elle fait ce qu’elle veut, c’est la reine. Pour arroser l’événement, une petite sauterie était organisée, entre intimes, avec revue des troupes et défilé devant le bon peuple de Londres. Et devant Federico par extension. Malgré l’émotion qui étreignait son petit cœur, votre dévoué chroniqueur a pu prendre ce cliché digne des plus grands paparazzi.

la reine

Le flou artistique, c’est le secret d’une bonne photo royale. Si ce cliché déjà culte ne fini pas dans Point De Vue, c’est qu’on n’y connait rien.

Federico a donc aperçu vu très nettement la Reine d’Angleterre ainsi que quelques membres de sa royale famille.

La Reine d’Angleterre ! Non mais vous ne vous rendez pas compte ! C’est trop la méga-classe !

Avec tout ça, Federico a certainement gagné des points de charisme… et un bonus en attaque à cheval.

C’est sur cette royale note que ce clôt ce Terriérama d’outre-Manche. Federico espère qu’il vous a plu et vous a permis de voyager un peu, ou vous a donné envie de faire votre valise !

À bientôt pour un nouveau concentré de culture lapinesque !

elvis-thanks

Tadaaaa !

Bienvenue sur le blog de Federico, tout beau tout neuf !

Cela fait maintenant plus de 5 ans que Federico vous a ouvert les portes de son terrier, mais savez-vous que cela fait plus de 2 ans qu’il avait le projet d’en refaire la tapisserie ? Non ? Pourtant, notre ami lapin avait eu l’audace de faire un peu de teasing avec sa nouvelle bannière, bien des mois avant que le projet ne ressemble vraiment à quelque chose… Quel fourbe petit glandeur, mais sans doute n’aviez-vous rien remarqué !?

Mais désormais, toutes ces procrastinations, ces flemmingites aigües, ces blocages techniques, ces choix innombrables d’hébergeurs, thèmes et autres css, ce gros tri et ces classements, tout ça c’est fini (enfin presque, peut-être quelques petites retouches par-ci par-là à venir). Maintenant, Federico est fier de vous présenter son nouveau blog qui rutile du sol au plafond, réaménagé et repeint avec ses papattes ! N’attendez plus, promenez-vous, relisez tout, abonnez-vous, partagez-le à tout vos amis, car c’est une petite merveille, n’est-ce pas ?

Vous y retrouverez tous les passionnants articles de Federico triés et rangés avec application dans de toutes nouvelles catégories.

S’il vous prend l’envie de connaître les pires lectures de notre ami lapin, allez faire un tour dans la rubrique 0 carotte ; si vous voulez en savoir plus sur les livres qui l’ont époustouflé, zieutez la rubrique 4 carottes. C’est comme avant, c’est pas compliqué ! Et si vous êtes perdus dans la notation, pensez à l’indice boursier du CAC Carotte qui vous sortira toujours du pétrin.

Désormais vous pouvez aussi vous balader dans la bibliothèque de Federico selon vos envies de lecture : un roman jeunesse ? un roman vieillesse ? une BD ? un essai ? Vous avez compris le principe, servez-vous !

Et n’oubliez pas d’aller voir ce qu’il se passe dans les autres galeries du terrier, notamment dans la rédaction du célèbre magazine Terriérama ou dans les archives du grenier ! Et si vous n’avez pas la tête dans les livres, sachez que Federico aussi va au ciné, écoute de la musique et traîne sur Internet 😉

Alors alors alors, qu’en pensez-vous ?!

lapin

Terriérama n°4

Terriérama est le premier magazine en ligne publié de façon pas du tout régulière qui vous parle de films sortis il y a 2 ans et demi, de séries pas encore diffusées en France, du CD que Federico vient juste de retrouver dans les coussins du canapé et autres choses ébouriffantes !

C’est un peu le calme plat dans le terrier de Federico en ce moment, vous l’avez sans doute remarqué. Ce n’est pas parce que notre ami lapin ne lit rien d’intéressant (enfin, si, c’est un peu ça…), ni parce qu’il a une vie trépidante (ah mais si, si vous saviez !), bref… il n’a aucune excuse en fait. Donc pour se rattraper, voici un Terriérama fait avec amour et volupté !

La salle de jeu des lapins

Federico aimerait vous présenter un petit robot dont il ne connait pas le nom mais qu’il trouve fort sympathique. Ce petit robot est parachuté dans une décharge et tombe en morceaux, c’est à vous de l’aider à se remonter. Tant qu’à faire, aidez-le aussi à retrouver sa copine et à vaincre les méchants !

© Amanita Design, 2009

Voici donc Machinarium, un jeu vidéo en point-and-click très chouette pour lequel notre ami lapin a eu un coup de coeur il y a 2 ans et qu’il ressort des tréfonds de son ordinateur pour vous.

C’est un jeu qui prend place dans un univers à la fois steampunk et mignon, plein d’humour et de poésie. Les dialogues y sont des bulles de BD, faites de dessins, de schémas ou de petit film, pas de problèmes pour comprendre l’histoire donc !

Pour aider le petit robot à avancer, il faut tirer des chevillettes, appuyer sur des boutons, se cacher, prendre l’ascenseur, mais tout ça dans le bon ordre ! C’est donc un jeu d’observation et de logique. Si on bloque (ce qui peut être courant), on peut avoir un indice. Si on bloque vraiment vraiment, on peut avoir la solution après avoir joué à un mini-jeu de style arcade.

Machinarium est donc un petit jeu foisonnant et un peu casse-tête, réalisé par un studio tchèque indépendant, Amanita Design. Pour voir si ça vous plait, quoi de mieux que d’essayez la démo ici ? (ça y est, Federico veut y rejouer maintenant !)

Cinéphilapin

Les amants du Texas – Ain’t Them Bodies Saints, un film de David Lowery

Ain't them bodies saintNe vous fiez pas à ce titre français tout naze, chipé dans le catalogue Harlequin. Ce film ne raconte pas la brûlante liaison d’un cow boy musclé et d’une amazone dans un ranch avec de la country et du maïs. Non, vous n’y êtes pas du tout. Il s’agit plutôt de la tragique histoire d’amour de deux jeunes hors la loi que la prison va séparer.

En dire plus serait criminel puisqu’il ne se passe pas grand chose dans ce film. L’essentiel est plutôt dans des instants volés ça et là dans la vie des héros. De longs moments filmés dans la lumière d’un Texas des années 1960 qui ont valu au film le Prix de la meilleure photographie au festival de Sundance. Le réalisateur laisse le temps aux acteurs pour déployer leur impressionnant charisme. Rooney Mara crève l’écran comme c’est pas permis, Casey Affleck a une voix bizarre mais on l’aime bien quand même et Ben Foster est comme d’habitude, génial. Et puisqu’il ne manquait plus que ça, la bande originale de Craig McKay et Jane Rizzoest au diapason de la tragédie qui se joue à l’écran !

Plein les grandes oreilles

AsgeirFederico vous en a déjà parlé sur Fessebouc, mais cet artiste est son incontournable du printemps. Qui ? Ásgeir, voyons ! Ásgeir, Ásgeir, Ásgeir ! Ásgeir, donc, a été une rencontre fulgurante pour notre lapin mélomane qui, en moins de 24h après la découverte, connaissait déjà l’album par cœur. Désormais, il se réveille le matin avec Going Home ou Torrent dans la tête, même s’il ne l’a pas écouté depuis 2 semaines…

Ásgeir Trausti est islandais, il a une voix suave, des yeux bleus et une barbe mimi ; sa musique (et ses yeux !) rafraichit et réchauffe en même temps (en comparaison avec Sigur Rós, un groupe islandais qui rafraichit tout court). Un bon coup de vent dans les poils, mais avec un petit rayon de soleil qui fait tellement de bien !

Pour un Ásgeir rafraîchissant, c’est là.

Et parce que Federico vous aime bien, il vous partage ses autres découvertes islandaises :

– ici une toune* qui donne la patate,

– là un viking,

– ici des Kimya Dawson 2,

– là une aurore boréale,

– et là ça déboite.

Ils sont trop fort ces islandais !

*mot québécois signifiant : morceau de musique. « Toune », c’est quand même plus sexy.

En direct de Westeros

Federico aime Le Trône de Fer d’amour. Il l’aimait avant Kit Harrington et ses bouclettes et avant Peter Dinklage (qui a lui aussi des bouclettes, mais bon, voilà). Alors, par amour, il partage avec vous de belles choses en rapport avec cet univers fou fou fou.

Pendant que Georges R. R. Martin procrastine grave en nous envoyant tous jouer dans le mixer de l’attente interminable du tome 6 de sa saga, Federico doit trouver de quoi s’occuper. Il vous avait déjà partagé une carte sympatoche pour réviser les blasons de Westeros, mais notre ami GoTophile a d’autres cartes dans son sac :

– bien sûr il y a le pop-up qui reprend le style du générique de la série ;

– HBO a aussi fait sa propre carte, qui permet de resituer les lieux par rapport à l’histoire de la série ;

– mais voici surtout LA carte de base ;

– et enfin, voici une carte tirée de la précédente, et à manier avec précaution si vous ne voulez pas vous autospoiler (un curseur permet de situer où vous êtes rendus dans les livres ou dans la série, cachant ainsi ce que vos yeux ne doivent pas voir). Elle vous permet de voir les trajets des personnages. S’il y a une tête de mort, c’est qu’il est, euh… mort.

Bon voyage dans le monde connu !

Terriérama n°3

Terriérama est le premier magazine en ligne publié de façon pas du tout régulière qui vous parle de films sortis il y a 2 ans et demi, de séries pas encore diffusées en France, du CD que Federico vient juste de retrouver dans les coussins du canapé et autres choses ébouriffantes !

Terriérama c’est plus que de la non-actualité culturelle, c’est l’actualité culturelle DE Federico !

Cinéphilapin

Parce qu’il venait de passer l’été à potasser sa littérature SF (il vous a déjà parlé de cette merveille, et de ce grand classique), Federico avait envie de se faire un régime de films de science-fiction. Un peu paumé, il s’est contenté des listes mainstream pour trouver l’inspiration, ce qui est toutefois un bon début. Et sait-on jamais, ça peut vous donner des idées.

Bon, notre ami lapin n’est pas allé jusqu’à se retaper La Guerre des étoiles… par contre, il a comblé un manque à sa culture (mais était-ce vraiment un manque ?) en regardant Terminator 2… et il n’a rien à ajouter à cette phrase, vous pouvez passer à la suivante. Toujours chez James Cameron, Federico a bien apprécié The Abyss qui, malgré quelques longueurs et des réflexes bien américains-bourrins qui lui soutirèrent des soupirs mi-agacés, mi-amusés, est un film bien foutu. Par contre cela n’est pas le cas de Rize of the Planet of the Apes (beaucoup plus ridiculo-larmoyant que ce que la bande-annonçait) donc vous pouvez vous épargner la peine de perdre du temps. À la place, autant revoir une valeur sûre, en l’occurrence Gattaca, ou encore mieux, Brazil, que Federico a trouvé immensément plus drôle et savoureux des années après le premier visionnage. Le re-visionnage n’a par contre pas fait de bien à Minority Report, mais c’est sûrement parce notre ami lapin ne peut pas encadrer Tom Cruise dans sa télé et parce que la scène finale est vraiment naze. Toujours au rayon « J’avais besoin de sous donc j’ai fait un film », si vous voulez voir Will Smith faire ses exercices matinaux, ne manquez surtout pas I-Robot et reproduisez la chose chez vous, résultats garantis.

Mais revenons à des films que Federico a vraiment kiffé. Pour une tranche de rire et d’horreur, rien de mieux que The Thing, qui fait immanquablement penser aux effets spéciaux pâte-à-modelo-réalistes de The Fly et au huis clos angoissant d’Alien (dont les trois volets suivants sont quant à eux plus agaçant qu’angoissant). Enfin, loin du mainstream dont on a tous entendu parlé, Federico est tombé sur Moon, un huis clos (encore un) pas mal fait sur un mec en mission sur la lune et qui donne la réplique à son ordinateur en attendant avec impatience son retour sur Terre.

©Sony

Dans ses recherches, Contact et Dark City n’ont pas su conquérir notre ami lapin qui s’est arrêté au bout de 10 minutes de moue dubitative. Cela était loin d’être le cas de Cloud Atlas, qui est vraiment un plaisir cinématographique. Une fois qu’on a compris qu’il est préférable de ne pas tenter de comprendre l’histoire, on prend un plaisir fou à reconnaître à travers les différentes époques la brochette d’acteurs sous les couches de maquillages.

Federico a choisi de terminer sa petite liste avec District 9, qui est pour le moins vraiment étonnant. Alors que l’on se sent un peu perdu par le héros antipathique et la façon étrange dont le film est filmé (notre ami lapin est malheureusement habitué au cinéma formaté), on est vraiment happé par l’histoire tragique et assez réaliste de ces extraterrestres échoués sur notre planète, non pas aux States, mais en Afrique du Sud pour changer.

(Zut, Federico a oublié de vous parler des films de Star Trek auxquels il a été récemment initié. Eh bien sachez juste que Star Trek, c’est chouette, autant les tous premiers films que ceux de J. J. Abrams, et comme ça, pas obligé de regarder la série…)

Ariane tisse une toile

Si vous avez envie de couiner bêtement devant votre écran d’ordinateur, n’allez pas plus loin que ce tumblr. La personne qui se cache derrière Water in my paint publie des aquarelles décalées, sucrées et atrocement mignonnes. On y trouve ceci :

© Jessica Durrant

Ou cela :

© Jessica Durrant

Tout argument contre ce blog est irrecevable.

En direct de Westeros

Federico aime Le Trône de Fer d’amour. Il l’aimait avant Kit Harrington et ses bouclettes et avant Peter Dinklage (qui a lui aussi des bouclettes, mais bon, voilà). Alors, par amour, il partage avec vous de belles choses en rapport avec cet univers fou fou fou.

L’adaptation des romans en série a donné un visage aux personnages mais Federico n’est pas sectaire et sait apprécier le regard que d’autres ont porté sur ces héros qu’il suit depuis plusieurs années. Avec Elia Fernandez, les femmes de Westeros se font aquarelle et crayon, pour le plus grand plaisir des yeux de notre ami lapin. Quand vous aurez fait le tour de cette galerie, n’hésitez pas à pousser la porte de l’univers de cette artiste, qui fait jaillir de ses portraits toute la complexité des sentiments et des rêves.

Meera Reed © Elia Fernandez

Meera Reed © Elia Fernandez

Terriérama n°2

Terriérama est le premier magazine en ligne publié de façon pas du tout régulière qui vous parle de films sortis il y a 2 ans et demi, de séries pas encore diffusées en France, du CD que Federico vient juste de retrouver dans les coussins du canapé et autres choses ébouriffantes !

Terriérama c’est plus que de la non-actualité culturelle, c’est l’actualité culturelle DE Federico !

 

Carottes en série

The Hour

Un jour la BBC s’est dit : « Tiens, et si je prenais des acteurs extraordinaires pour jouer dans une série extrêmement bien écrite et visuellement délicieuse ? Ce serait chouette, non ? Comme ça, les téléspectateurs seraient totalement à fond et ils pleureraient de désespoir quand je déciderais d’annuler la série au bout de la saison 2 ! Oh ouiii, mouhahaha *rire cruel* ».

©BBC

Ainsi naissait The Hour, qui nous offre une plongée de 12 épisodes dans l’Angleterre des années 50, au sein d’une équipe de journalistes de la BBC, passionnés par l’information et l’histoire en marche. Si tous les acteurs portent très bien leur rôle, Federico a surtout été épaté par la prestation de Ben Wishaw, parfait en journaliste obstiné et pince sans rire, mais il est aussi tombée en amour devant la classe de la belle Bel Rowley et la touchante Marnie, respectivement interprétées par Romola Garai et Oona Chaplin. L’ambiance, aussi bien visuelle que musicale, a plongé Federico dans une autre époque, marquée par la Guerre froide mais aussi par une grande effervescence intellectuelle et sociale. Notre ami lapin vous encourage chaudement à profiter de cette énergie qui donnera un joli coup de vieux à votre télé.

Lapinoutube

Au ciné (ou avachi sur son canapé quand on veut être peinard), on en prend plein les mirettes. Pour nous rappeler la beauté et la diversité (et quelques ficelles du 7e art) de ce qu’on peut voir sur écran, un mec, Zach Prewitt, fait des montages d’extraits de films qu’il réunit autour d’un même thème. Le premier, Gravity, était sur la chute (des gens qui sautent ou tombent), le second, The View, sur les plans dos à la caméra (le plus beau aux yeux de Federico), et le troisième, The Last Thing You See, combinent des scènes finales de films pour en tisser une histoire. En regardant les vidéos direct sur YouTube ou Vimeo, vous aurez la liste des films utilisés.

Ariane tisse une toile

Sur ce blog, Federico vous fait partager son immense amour des livres et la littérature étrangère n’est pas en reste dans la bibliothèque conejienne ! Pourtant, qu’il se lance dans des critiques dithyrambiques ou assassines, notre ami lapin omet fréquemment de parler de l’importance du travail du traducteur. Or, c’est grâce à ces plumes de l’ombre que Federico peut se goinfrer de romans venant des quatre coins de la planète et visiter le monde depuis son terrier. Pour réparer ce manquement à ses devoirs, votre chroniqueur vous présente une interview exclusive avec un traducteur. Nan, en vrai il va juste vous mettre le lien d’un chouette tumblr : Ma vie de traducteur. À coup de gifs animés, un traducteur anonyme y partage avec beaucoup d’humour les hauts et les bas de sa profession.

En direct de Westeros

Federico aime Le Trône de Fer d’amour. Il l’aimait avant Kit Harrington et ses bouclettes et avant Peter Dinklage (qui a lui aussi des bouclettes, mais bon, voilà). Alors, par amour, il partage avec vous de belles choses en rapport avec cet univers fou fou fou.

Cette fois-ci, on s’éloigne un peu de l’univers de G. R. R. Martin pour se concentrer sur un de ses acteurs, Charles Dance. Dans cette vidéo malheureusement réservée à ceux qui comprennent l’anglais, le très charismatique interprète de Tywin Lannister, lit avec le plus grand sérieux un extrait de Fifty Shades Of Grey. Quand la classe rencontre la vulgarité, ça donne ceci :

Terriérama n°1

Terriérama est le premier magazine en ligne publié de façon pas du tout régulière qui vous parle de films sortis il y a 2 ans et demi, de séries pas encore diffusées en France, du CD que Federico vient juste de retrouver dans les coussins du canapé et autres choses ébouriffantes !

Terriérama c’est plus que de la non-actualité culturelle, c’est l’actualité culturelle DE Federico !

Cinéphilapin

Now you see me ou Insaisissables pour les françois le français.

C’est le genre de film qui vous allèche avec un résumé intriguant (des illusionnistes de génie braquent des banques, pour qui ? Pourquoi ?) un casting aux petites carottes (Morgan Freeman, Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, etc.) et vous déçoit par sa capacité à gâcher tout ce beau potentiel.

Now-You-See-Me-Poster-Ban-2

Federico s’est précipité en salles avec l’espoir de découvrir une version plus spectaculaire et moins gentillette de Ocean 11 et au milieu de la séance, il s’est retrouvé face à un film qui plonge dans un délire de vengeance et de société secrète-magique. À la fin, Federico s’est demandé si les héros du film n’allaient pas rejoindre Poudlard, mais non, le réalisateur avait une idée encore plus pourrie en tête (finalement, Poudlard, c’était bien !). Après avoir esquissé des personnages à fort potentiel (surtout les magiciens), le réalisateur les abandonne, oubliant toute dimension psychologique. Ce n’est qu’au moment du générique que Federico a vu que le coupable était Louis Leterrier. Oui, celui qui a réalisé les Transporteurs et le dernier Hulk. Comme quoi, on peut s’appeler « Le Terrier » et ne pas valoir un pet de lapin !

Carottes en série

the-killing_rosie

The Killing a été pour Federico le coup de cœur télévisé de l’hiver dernier. Inattendu est le terme pouvant qualifier le mieux la découverte de cette série policière qui est la version américaine d’une série danoise. Le titre dit bien ce qui est : Le meurtre, parce qu’il y en a bien qu’un seul, celui de la jeune Rosie Larsen, retrouvée noyée dans le coffre d’une voiture au fond d’un lac. Pendant 2 saisons de 13 épisodes chacune, au rythme d’un épisode pour une journée, on suit les pas de l’inspecteur Sarah Linden qui se voit confier l’affaire en plus d’un nouveau coéquipier, Stephen Holder. À quelques semaines des élections municipales, le meurtre de la jeune fille va éclabousser la campagne des deux principaux candidats, et la famille de la victime ne s’en sortira pas indemne, tout comme Linden qui prend l’affaire trop à cœur… Très juste et très réel, donc, mais l’ambiance est loin d’être glauque, plutôt mélancolique, soutenue par des images vraiment belles (malgré la pluie).

On aime les magnifiques pulls en laine de Linden, l’humour et l’humanité dégingandée de Holder, le temps pourri de Seattle. Et surtout, surtout, on rage et on trépigne de ne pas savoir qui, mais QUI, a tué Rosie Larsen ?! Grâce à cette série, on apprend ce que c’est que d’être tenu en haleine, la signification des mots rebondissements et cliffhanger (dont certaines séries ont usé les bases jusqu’à la corde). Avec The Killing, vous ne ferez rien d’autres de vos soirées pendant deux semaines, mais une fois que vous saurez, vous n’en reviendrez pas.

(à savoir que la série a repris cet été pour une nouvelle affaire, Federico est pressé de s’y remettre !)

Plein les grandes oreilles

Virgin Records, 2011Once I Was An Eagle

Dans ce quatrième album, Laura Marling apparaît encore plus comme une conteuse aux yeux de Federico. Les 16 chansons se répondent entre elles et comme toujours, nous racontent des histoires qui semblent issues de temps immémoriaux. Notre ami lapin n’étant pas un cador en anglais, il préfère se laisser apprivoiser, puis emporter dans l’ambiance de mystère qui se dégage de ces textes auxquels il ne comprends pas tout, plutôt que de chercher à les traduire. D’album en album, c’est un régal d’écouter l’évolution de Laura Marling.

En direct de Westeros

Federico aime Le Trône de Fer d’amour. Il l’aimait avant Kit Harrington et ses bouclettes et avant Peter Dinklage (qui a lui aussi des bouclettes, mais bon, voilà). Alors, par amour, il partage avec vous de belles choses en rapport avec cet univers fou fou fou.

Aujourd’hui, découvrez l’épatant travail de cartographie de J.E. Fullerton :

©J.E. FullertonPour voir tout plein de détails, cliquez dessus !

Source (et suite)