Rage Blanche

Rage Blanche, un roman de Becky Masterman, traduit de l’anglais par Maryvonne Ssossé.

3 carottes

Federico n’aime pas trop les histoires de tueurs en série. Les romans avec des jeunes filles qui se font enlever sur le bord de la route puis tuée avant que le tueur en question n’utilise leur momie pour se masturber, merci, mais non merci. C’est de cela dont il est question dans Rage blanche et pourtant votre chroniqueur s’est intéressé à ce roman policier et il a finalement beaucoup aimé cette lecture.

Quand il est sorti en poche, Federico a lu le résumé et a été accroché par la promesse d’une héroïne atypique, jeune retraitée du FBI qui essaie de mener une vie rangée avec l’homme de sa vie et leurs deux carlins mais qui est vite rattrapée par une ancienne affaire. Cette promesse est tenue et bien plus encore car Brigid Quinn est bien loin des clichés dans lesquels se sont vautré les rares romans policiers que Federico a lu ces dernières années. Brigid est une vraie badass qui peut se défendre toute seule, comme le montre la scène d’ouverture, merveille d’action et de suspens. Mais c’est aussi un petit cœur tout mou qui a vu sa vie sentimentale passée détruite par la violence de son travail pour le Bureau et qui est prête à tout pour préserver son histoire d’amour avec Pedro, y compris à s’enliser dans les mensonges.

Brigid a du mal à avaler la nouvelle qu’un tueur en série longuement recherché vient d’être arrêté. Cette affaire ne pouvait que lui exploser à la figure car cet homme reconnaît le meurtre d’une jeune recrue que Brigid avait pris sous son aile et utilisée comme appât pour attirer le tueur. Elle s’en veut, elle est en colère et en plus quelqu’un cherche à l’assassiner. C’est contrariant.

Dans ce roman policier mené tambour battant il y a certes des gens très perturbés mais il ne sont pas au premier plan. À aucun moment l’auteure ne nous fait entrer dans la tête du tueur pour comprendre ses motivations. Elle préfère s’attacher au personnage de Brigid pour lui apporter une complexité et un capital sympathie très élevés ! L’autre gros bon point de ce livre est l’humour qui vient régulièrement désamorcer la tension permanente. Sans vous en dévoiler trop, prenez par exemple les ingrédients d’une des scènes les plus captivantes du livre : fusillade – désert – cactus – carlins. Plongez tout cela dans l’atmosphère irrespirable d’un été en Arizona et vous aurez un polar très prenant mené par une héroïne très attachante.

Becky Masterman, trad. Maryvonne Ssossé, Rage Blanche, Éditions du Masque, janvier 2018, 490 p.

1 commentaire sur “Rage Blanche

  1. Bonsoir federico!
    Je viens de finir à l’instant ce super livre
    Merci pour votre conseil.
    L’héroïne est géniale et elle déménage
    Un bon polar.
    A plus

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