L’arbre aux haricots

Un roman de Barbara Kingsolver, traduit de l’anglais par Martine Aubert.

3 carottes

Souvent, Federico entend des lecteurs dire qu’ils ont envie de lire un livre qui ne leur prenne pas la tête. Certains d’entre eux se dirigent donc vers des romans écrits au lance-pierre avec une histoire simpliste et des personnages caricaturaux. C’est leur droit, Federico ne juge personne.

Ahem.

©RivagesNotre ami lapin aimerait bien lire des livres qui ne prennent pas la tête et qui répondent aux critères ci-dessus. Mais en fait, ça l’énerve les livres comme ça. Vous avez pu le constater dans la dernière critique, une faiblesse dans l’ensemble et pan, c’est la fuite des carottes. Heureusement, pour détendre Federico, il y a des livres comme L’Arbre aux haricots, un roman qu’il a lu pendant ses vacances, en trois jours, dans le train, dans les transports en commun, dans un café, sous un arbre. Bref, un livre dont on peut lire plein de chapitres comme trois pages, et qu’on reprend à chaque fois avec plaisir et sans difficulté pour raccorder les personnages et les évènements. Le tout grâce à une écriture sans fioritures mais mordante, une histoire pleine de rebondissements et des personnages très très attachants.

L’histoire est celle de Taylor, une jeune femme qui après observation constate que l’avenir que lui propose son Kentucky natal (mariage-enfants-ennui) ne la satisfait pas. Elle abandonne donc sa maman adorée et part au volant d’une voiture qui a connu des jours meilleurs, direction : n’importe où. Enfin presque, puisque notre héroïne se promet de s’installer à l’endroit où sa voiture rendra l’âme. Cette dernière va tenir sa part du marché puisqu’elle lâche à Tucson, où Taylor va rencontrer des gens qui vont apporter de nouvelles couleurs à sa vie. Cependant, avant cela, la jeune fille a fait une halte dans une réserve Cherokee de l’Oklahoma et s’est vue confier une fillette par une vieille femme qui a ensuite disparu dans la nature. Normal.

Le lecteur suit donc Taylor, Turtle (c’est le nom de la fillette) et les autres personnages de ce roman au gré des situations plus ou moins difficiles, des beaux moments et des petites choses du quotidien. Tout cela est amené avec beaucoup de naturel et a beaucoup intéressé notre ami lapin, simplement parce que c’est raconté avec une empathie communicative. La vie des héros est loin d’être rose, pourtant il se dégage de ce roman une grande énergie positive, et il regorge de bonnes surprises, pour le lecteur comme pour les protagonistes.

Voici donc une belle comédie-dramatico-sociale pour vos moments de détente !

Barbara Kingsolver, trad. Martine Aubert, L’arbre aux haricots, Rivages poche, septembre 2014, 315 p.

6 commentaires sur “L’arbre aux haricots

  1. Cher lapin,
    je vous lis depuis maintenant quelques mois avec grand intérêt et plaisir. J’apprécie beaucoup votre humour, vos formules si drôles, votre manière légère et pourtant précise de donner vos impressions sur un livre, en lapin modeste et cependant décidé, jeune et frais (cela va vous faire rire, mais vraiment, oui !). J’aime votre approche de la littérature, si différente de la mienne mais que je comprends si bien. J’ai passé de longues minutes à me gondoler devant votre lapin de pole-dance.
    Il arrive que vous parliez de livres que je connais, et j’ai alors tendance à me retrouver dans vos critiques. Quand vous vous enthousiasmez pour un roman que je ne connais pas, j’ai très envie de le découvrir.
    J’ai lu et aimé plusieurs livres de Barbara Kingslover, et suis ravie de constater que celui-ci vous a bien accroché. J’ai lu avec grand intérêt le récit qu’elle a tiré de l’expérience « retour à la terre » (très caricatural, mais synthétique) de sa famille, et si vous ne le connaissez pas, je vous le conseille !
    Cher lapin je vous souhaite une vie très longue et très riche, la curiosité délicate qui manifestement vous anime vous entraîne dans ce sens !
    (et bien sûr, plein de carottes tendres et goûteuses)
    Avec mes plus vifs mouvements d’oreilles,
    Nina

    • Merci, Nina, pour ce charmant commentaire. Votre serviteur n’en est que plus motivé à vous servir encore plus de soupe à la carotte, de commentaires assaisonnés et de critiques gratinées ! N’hésitez pas à revenir donner votre avis sur les lectures de Federico, que vous partagiez ou non ses émois littéraires. En tout cas, c’est noté, il ira mettre son museau du côté des autres titres de Barbara Kingsolver !
      Lapinesquement vôtre,
      Federico

    • Excellente décision ! L’expression « tas de livre à lire » évoque une montagne d’ouvrages à attaquer à la pelleteuse, quelle réjouissance !

  2. Je garde moi aussi un très bon souvenir de ce livre ! Tous les rebondissements ne me reviennent pas, mais il me reste un goût de grandes étendues de plaines américaines qui sentent l’herbe séchée et l’essence…
    Je me rappelle un roman touchant, original et agréable à lire. Que demande le peuple ?

    Bisou
    H

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