Funny Girl

Un roman de Nick Hornby, traduit de l’anglais par Christine Barbaste.

3 carottes

Federico a lu deux romans de Nick Hornby : Vous descendez, farce drôlatique sur des candidats au suicide qui vont changer de vie plutôt que d’y mettre un terme et Juliet, naked, chronique existentielle qui met en scène un couple et un chanteur mythique. Notre ami lapin garde un très bon souvenir de ces deux lectures et Funny Girl lui en laissera un meilleur encore.

funny girlCe livre l’a plongé dans l’univers de la télévision anglaise des années 1960 et plus précisément au cœur de l’élaboration d’une série humoristique pour la BBC. Cette série se proposant d’être un miroir de la société de l’époque, le roman devient à son tour une jolie chronique sur l’industrie du divertissement des sixties, à travers le parcours de quelques uns de ses rouages. En tête du casting, l’irrésistible Barbara, reine de beauté qui a quitté son Angleterre profonde pour Londres et la vie excitante qu’elle promet. Mais si Barbara rêve d’être actrice, ce n’est certainement pas pour jouer la potiche ni les faire-valoir : ce qu’elle veut, c’est faire rire. Évitant les pièges et la facilité, elle devient rapidement une vedette du petit écran. Bientôt, cette comédienne née qui n’a pas la langue dans sa poche mais la tête sur les épaules découvre que son personnage dans la série est bien plus qu’un alter ego aux yeux du public.

Autour de ce personnage solaire gravitent acteurs, scénaristes, producteurs et metteurs en scène. Comme il y a peu de personnages, Nick Hornby peut développer le caractère et la vie de chacun. Aussi, même si Barbara est clairement au cœur de ce roman, les seconds couteaux n’en sont pas vraiment, ne serait-ce que parce qu’ils occupent une place centrale dans la vie de la jeune actrice. Les dialogues quant à eux sont aux petits oignons : percutants et plein d’esprit. On suit la petite équipe sur plusieurs années – qui correspondent aux saisons de la série – au rythme des évolutions professionnelles et personnelles des personnages. Le roman reste égal du début à la fin : toujours difficile à lâcher. Federico n’avait pas envie de quitter cette ambiance sixties et d’être séparée de cette joyeuse bande disparate.

Funny Girl est une très belle chronique sociale et humaine, sensible et drôle.

Nick Hornby, trad. Christelle Barbaste, Funny Girl, Stock, août 2015, 432 p.

1 commentaire sur “Funny Girl

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