Mort à la Fenice

Un roman de Donna Leon, traduit de l’anglais par William Olivier Desmond.

3 carottes

Federico repart bientôt à l’aventure : dans quelques jours notre ami lapin s’envole pour Venise. Avant de partir, il s’était promis qu’il apprendrait l’italien et dévorerait tous les guides de la ville (en papier les guides, Federico est végétarien, on vous le rappelle). Malheureusement, votre chroniqueur préféré est un adepte de la procrastination et pour l’instant il est un peu à la traine sur son programme.

©PointsMais il reste la littérature ! Lors de ses dernières vacances (oui, Federico aussi prend des vacances), notre ami lapin s’est plongé dans la lecture de la première enquête du commissaire Brunetti au cœur de Venise.

Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans un des lieux les plus emblématiques de la cité : la Fenice, magnifique opéra que Federico a hâte de voir de ses propres yeux. L’enquête tourne autour d’un chef d’orchestre retrouvé empoisonné au cyanure dans sa loge entre deux actes. Avec une liste de suspects longue comme le bras et beaucoup de secrets bien enfouis, le commissaire Brunetti a du pain sur la planche. En bonne chochotte, Federico a apprécié l’absence de scènes qui font peur, de cadavres biens crades et de psychopathes bien sadiques. L’enquête ne vous cloue pas à votre fauteuil et n’impose pas son épuisant suspens. Dans ce roman, il est plus question de mœurs, de vieilles rancunes et d’amours empoisonnés, le tout dans un milieu du spectacle propice aux mesquineries et autres coups bas.

Les personnages des différents suspects sont très biens construits et l’investigation, agréable à suivre. Mais c’est le commissaire Brunetti que Federico a le plus aimé, c’est normal c’est lui le héros. Cet homme très attachant apporte une agréable touche d’humour au roman. On suit avec délice ce vénitien pur canal (il n’y a pas trop de souches à Venise) dans les méandres de la ville encore épargnée par les touristes.

Si vous avez envie d’une petite visite guidée de la Sérénissime et d’un polar pépère à lire dans le train, pensez à Dona Leon !

Donna Leon, trad. William Olivier Desmond, Mort à La Fenice, Points, juin 2014 (première parution aux États-Unis en 1992), 283 p.

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