La veuve

Un roman canadien de Gil Adamson, traduit par Lori Saint-Martin et Paul Cagné.

noté 2 sur 4

Bon, on ne va pas se mentir, Federico n’a pas été autant emballé qu’il l’aurait voulu par ce roman. Pourtant, ce western au féminin ne manque pas d’action et de grands espaces propices à séduire notre ami lapin.

©Le roman démarre sur des chapeaux de roues et jette le lecteur sur les pas de Mary Boulton qui fuit ses deux affreux beaux frères. À 19 ans, elle a déjà tout perdu : elle vient de tuer son mari et les deux zozos qui lui courent après sont bien décidés à ne pas lui faire de cadeau. Désespérée, en proie à la folie, Mary n’a nulle part où aller. Alors elle court vers les montagnes, à l’ouest, là où la suivre deviendra plus difficile. Dès ce moment, le rythme du livre ne va pas faiblir. Et pourtant Federico, même s’il a apprécié sa lecture, aurait aimé ressentir plus fortement les sensations qui traversent ce livre puissant. Heureusement, la dernière partie du livre à fait remonter l’estime de notre ami lapin : fracassante – dans tous les sens du terme – elle est à l’image de cette veuve, incroyablement culottée et imprévisible.

Folle, Mary Boulton l’est certainement un peu. Mais on découvre bien vite que c’est ce qui va la sauver au cours de cette incroyable épopée. L’auteur ne cherche pas plus que ça à justifier le crime de la veuve, d’apitoyer le lecteur sur son sort. C’est inutile car, même si objectivement Mary Coulson mérite la pendaison, subjectivement, elle est trop badass. Du coup, on a qu’une envie : la laisser s’enfuir. Chut, on a rien vu. Au cours de ses aventures, elle va rencontrer des personnages dignes des westerns les plus timbrés. De l’ermite génial à l’indien taciturne en passant par le pasteur-boxeur, l’auteur nous régale d’une galerie de héros qui mériteraient eux aussi leur livre.

Qu’a-t-il manqué à la première partie de ce livre pour que Federico l’apprécie totalement ? Difficile à dire. Peut-être un quelque chose dans l’écriture qui nous ferait ressentir plus viscéralement les émotions de cette héroïne complexe ?

Gil Adamson, La veuve, 10-18, mai 2011, 432 p.

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