Heureux les heureux

Un roman de Yasmina Reza.

noté 2 sur 4

©FlammarionLe dernier roman de Yasmina Reza est encensé par la critique, plébiscité par les lecteurs et talonne Fifty Shades Of Grey en tête des meilleures ventes. C’est bien. N’empêche que, quinze jours après l’avoir lu, Federico n’a toujours pas trouvé d’intérêt à cet ouvrage.

Pour notre ami lapin, Heureux les heureux n’est qu’une succession de plaintes émises par quelques bourgeois insatisfaits, égoïstes et gravement aigris. Le tout rarement éclairé par quelques moments de complicité salvatrice. Par ailleurs, les personnage sont tous liés par le sang, l’amour ou l’amitié. Il est donc parfois difficile de s’y retrouver sans avoir, à proximité, un petit schéma récapitulant les différentes connexions. Certes, l’auteur excelle dans l’art de mettre en scène les frustrations, les vexations et autres guerres froides du quotidien. L’écriture est assez percutante, très bien adaptée au propos et suffisamment emballante pour vous emmener au bout de ce roman. C’est cela qui a aidé Federico a supporter les jérémiades de ces exaspérants personnages. Jusqu’au bout notre chroniqueur a espéré un élément perturbateur qui viendrait enrayer l’écrasante monotonie de leur quotidien et les sortir du schéma ma femme/mon mari est rasoir et ma maîtresse/mon amant est chiant. C’est caricaturé certes, mais Federico n’a pas envie de faire d’efforts, pas plus que ceux qui sont pris dans la comédie humaine dépeinte par Yasmina Reza.

En résumé, un roman très bien écrit mais victime de ses personnages. C’est pas de bol.

Yasmina Reza, Heureux les heureux, Flammarion, janvier 2013, 220 p.

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