Les moissons du futur

Un essai de Marie-Monique Robin.

noté 3 sur 4

Federico ne lit quasiment pas d’essais, mais dernièrement, il est allé mettre le museau dans l’ouvrage de Marie-Monique Robin : Les moissons du futur, comment l’agroécologie peut nourrir le monde. L’auteur y parle d’agroécologie, d’agroforesterie, d’agroalimentaire et plein d’autres trucs qui commencent par agro. Tout ce qui concerne le miam miam, en fait. Le point de départ du livre est le suivant : selon les pontes de l’industrie agroalimentaire, il est impossible de produire assez de miam miam pour tout le monde sans recourir à l’agriculture industrielle (engrais, pesticides et autres assaisonnements).

©La Découverte

Marie-Monique Robin a décidé de répondre à cette affirmation et de prouver que l’agriculture biologique est tout à fait capable de relever le défi du XXIe siècle : nourrir la planète. Pour ce faire, elle est partie à la rencontre des acteurs de l’agroécologie aux quatre coins du globe et en a fait un documentaire, dont est tiré le livre éponyme.

Federico – qui n’y connaît absolument rien en agriculture – a ainsi découvert que les cultures aiment bien avoir les arbres avec elles (c’est l’agroforesterie) et que l’association de plusieurs cultures permet d’enrichir le sol et de rendre les plantes plus résistantes.

Il a également appris que l’agriculture industrielle part du principe que les cultures sont de faibles choses qu’il faut nourrir aux engrais et soigner aux pesticides. Ces pratiques appauvrissent le sol alors que ce dernier est le garant de la santé des plantes. En effet, les études présentées par l’auteur affirment qu’un sol nourri correctement et naturellement suffit à assurer tout ce dont les cultures ont besoin.

Votre serviteur ne va pas se risquer à plus de paraphrase : ce serait risquer de dire des bêtises. Pour caricaturer très très grossièrement le propos de Marie-Monique Robin, disons que les produits chimiques c’est mal et que l’agroécologie c’est bien.

Si vous souhaitez en savoir plus, vous avez deux options : la lecture du livre ou le visionnage du documentaire. Pour commencer, vous pouvez aller vous balader ici.

Pour ce qui est de la forme, ce document à le mérite d’être accessibles aux plus incultes. L’auteur est très claire dans ses propos et son écriture assure une lecture très fluide. En choisissant de faire la part belle aux témoignages et en citant abondamment ceux qu’elle a rencontré ou qui l’ont inspirée, Marie-Monique Robin créé une dynamique qui donne envie de poursuivre la lecture.

Federico a été très intéressé par cet ouvrage, qui lui a permis de se poser pas mal de questions sur sa consommation et sur le miam miam en général. Dommage que les réponses proposées dans le livre le soient sur un ton un peu trop péremptoire. Néanmoins, ce dernier point n’est que le reflet de l’engagement de l’auteur pour la cause qu’elle défend. Et c’est tout à son honneur.

Marie-Monique Robin, Les moissons du futur – Comment l’agroécologie peut nourrir le monde, La Découverte et Arte/Éditions, octobre 2012, 297 p.

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