La double vie d’Ana Song

Un roman de Minh Tran Huy

Les livres sont un fabuleux vecteur d’émotions : une histoire qui vous émeut aux larmes, des situations qui vous consternent, une médiocrité littéraire qui vous fait rire… Autant de sensations qui ouvrent à un échange sans fin et laissent des souvenirs tenaces.

Alors que faire quand un livre ne vous fait strictement rien ? Quand sa lecture ne fait naître en vous ni joie, ni admiration, ni dégoût, pas même de l’ennui ? Voilà ce qui s’est passé pour Federico quand il parcourait les pages de La Double Vie d’Ana Song. Rien. Le néant total. Alors oui, c’est  bien écrit, ça parle de sujets intéressants (la création, l’amour absolu, les médias et leurs jugements sans appel), tout le monde a salué ce livre qui a déclenché chez ses lecteurs un flot de compliments. Mais pour Federico, rien. La question est : qu’est-ce qu’il a bien pu rater que tous les autres ont vu et qui lui aurait donné la clé d’un livre à côté duquel il est totalement passé.

Il est frustré notre ami lapin, parce qu’il sent que beaucoup de choses auraient pu lui arriver dans cette lecture. Alors on mettra une carotte parce que, même si il n’a jamais pu le toucher, Federico a aperçu un grand roman dans ces pages.

Minh Tran Huy, La Double Vie d’Ana Song, Actes Sud, août 2009, 192 p., 18 €

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